Le mouvement palestinien Hamas a annoncé, vendredi, avoir approuvé un accord portant sur la deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
Le texte prévoit notamment un mécanisme de désarmement progressif des groupes armés, en contrepartie d’un retrait progressif des forces israéliennes, ainsi que la mise en place d’une nouvelle administration palestinienne chargée de gérer l’enclave.
Cette nouvelle étape s’inscrit dans le prolongement de l’accord de cessez-le-feu conclu en octobre 2025, après deux années de guerre dans la bande de Gaza. La première phase, achevée en janvier dernier, avait permis la libération des derniers otages israéliens détenus par le Hamas en échange de la libération de prisonniers palestiniens par Israël.
Selon le Hamas, le dossier des armes demeure étroitement lié au retrait israélien, à l’installation du Comité national pour l’administration de Gaza et au lancement du processus de reconstruction. Le mouvement affirme qu’Israël ne jouera aucun rôle dans les modalités du désarmement, qui relèveront exclusivement du Comité national.
Le président américain Donald Trump, qui a revendiqué un rôle de médiation dans les négociations, a pour sa part déclaré que l’accord prévoyait le désarmement complet du Hamas et des autres groupes armés présents dans l’enclave.
La mise en œuvre de cette deuxième phase reposera sur le « Conseil de la paix », créé en janvier dernier à l’initiative de Donald Trump. Selon le Hamas, le contrôle des armes sera confié au Comité national pour l’administration de Gaza, composé de technocrates palestiniens et mis en place sous l’égide de cette instance.
Donald Trump a indiqué qu’à mesure que progressera le processus de désarmement, les forces israéliennes se retireront progressivement de la bande de Gaza, tandis qu’une force internationale de stabilisation coopérera avec une nouvelle force de police palestinienne afin d’assurer la sécurité du territoire.
Ghazi Hamad, membre du bureau politique du Hamas et de sa délégation de négociateurs, a précisé que la collecte et le stockage des armes ne débuteraient qu’après l’achèvement de la première phase de l’accord et le retrait israélien de la bande de Gaza. Il a également indiqué que le Comité national prendra progressivement en charge l’ensemble des responsabilités administratives dans l’enclave.
Le Hamas a annoncé qu’il poursuivrait les discussions avec les médiateurs, à savoir l’Égypte, les États-Unis, le Qatar et la Turquie, afin de définir les modalités d’application de l’accord et d’établir un calendrier de mise en œuvre. Selon le mouvement, ce processus nécessitera au moins deux semaines. Une réunion des médiateurs est prévue prochainement au Caire.
D’après Ghazi Hamad, l’accord constitue un ensemble indissociable associant l’arrêt des hostilités, le retrait israélien, l’installation du Comité national, la reconstruction de Gaza et le déploiement d’une force internationale. Il a souligné que le Hamas appliquerait les dispositions prévues uniquement si Israël respectait ses propres engagements.
À ce stade, Israël n’a pas officiellement réagi aux annonces du Hamas ni aux déclarations du président américain.
Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, les opérations militaires israéliennes se poursuivent dans plusieurs secteurs de la bande de Gaza. Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 1 214 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur de la trêve. Les Nations unies considèrent généralement les données publiées par ce ministère comme une référence pour le suivi des pertes civiles. De son côté, l’armée israélienne a annoncé la mort de cinq soldats et d’un sous-traitant civil au cours de la même période.