Pour le 9ème jour consécutif, les États-Unis ont lancé, dimanche 19 juillet, de nouvelles frappes contre l’Iran. Et ce, après la mort de deux soldats américains lors d’une attaque contre une base aérienne en Jordanie vendredi. Ce qui a mis Trump sous pression et rapproche insidieusement les deux camps d’une guerre totale.
Un autre militaire américain a été tué et un autre blessé samedi dans le nord de l’Irak, alors qu’ils procédaient à la neutralisation de munitions non explosées provenant d’un drone d’attaque iranien abattu. C’est ce qu’a annoncé dimanche le commandement central américain aux ordres de Trump. Ces pertes, qui portent à 16 le nombre de morts militaires américains dans ce conflit, sont les premières depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran en avril.
Le ministre américain de la Guerre, Pete Hegseth, a averti que cette attaque « ne fait que renforcer notre détermination ». La dynamique vers une reprise des combats s’est accélérée avec le déploiement par les États-Unis d’avions de combat supplémentaires dans la région, le retrait officiel de l’Iran du cessez-le-feu et le blocage des négociations diplomatiques.
De son côté, l’Organisation iranienne de l’énergie atomique a déclaré dimanche 19 juillet que les frappes américaines visaient la centrale nucléaire de Darkhovin, toujours en construction dans le sud-ouest du pays. « Une attaque contre une installation nucléaire pacifique placée sous contrôle international constitue une violation flagrante du droit international », ajoute-t-elle.