Le dollar américain évolue à proximité de son plus bas niveau en deux semaines, les investisseurs revoyant à la baisse leurs anticipations de nouvelles hausses des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) après la publication de statistiques décevantes sur l’emploi aux États-Unis.
Le dollar américain est resté sous pression ce lundi sur les marchés des changes, évoluant près de son plus bas niveau depuis deux semaines, alors que les investisseurs réduisent leurs anticipations d’un nouveau relèvement des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Ce mouvement intervient après la publication, en fin de semaine dernière, de chiffres de l’emploi américain inférieurs aux attentes. Le ralentissement des créations d’emplois en juin a conforté l’idée que la banque centrale pourrait temporiser avant de poursuivre son resserrement monétaire…
Les opérateurs attendent désormais la publication des procès-verbaux de la dernière réunion du Comité fédéral de l’open market (FOMC), prévue cette semaine. Ce document pourrait fournir des indications supplémentaires sur les intentions de la Fed concernant l’évolution de ses taux directeurs dans les prochains mois.
Le repli du dollar profite également aux actifs libellés en devise américaine. Les cours de l’or se maintiennent ainsi près d’un sommet de deux semaines, les investisseurs privilégiant les valeurs refuges dans un contexte de détente des anticipations de hausse des taux. Les marchés à terme accordent désormais une probabilité nettement plus faible à un relèvement des taux lors de la prochaine réunion de la Fed, tandis que les regards se tournent déjà vers les indicateurs d’inflation et d’activité attendus au cours des prochaines semaines.
Pour les économies émergentes, notamment en Afrique du Nord, un affaiblissement du dollar constitue généralement un facteur favorable. Il contribue à alléger le coût des importations libellées en monnaie américaine – notamment les matières premières, les céréales et les hydrocarbures – tout en offrant un répit aux banques centrales confrontées aux tensions inflationnistes importées. La trajectoire future du billet vert dépendra toutefois des prochaines statistiques américaines sur l’inflation, la consommation et l’emploi, qui orienteront les décisions de politique monétaire de la Fed au second semestre 2026.