Les principaux producteurs de l’OPEP+ ont décidé dimanche 5 juillet d’augmenter une nouvelle fois leur offre à partir d’août 2026. Une décision qui traduit la volonté du cartel de restaurer progressivement les volumes retirés du marché, alors que les tensions au Moyen-Orient s’atténuent et que les prix du brut se stabilisent.
L’alliance OPEP+, qui réunit les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et plusieurs producteurs alliés, dont la Russie, a validé dimanche une nouvelle hausse de ses quotas de production de 188 000 barils par jour à compter du mois d’août. Il s’agit de la cinquième augmentation mensuelle consécutive dans le cadre du démantèlement progressif des réductions volontaires décidées en 2023.
La décision intervient alors que les marchés pétroliers retrouvent progressivement un certain équilibre après plusieurs semaines de fortes tensions provoquées par les affrontements au Moyen-Orient et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz. La reprise graduelle des exportations régionales contribue à rassurer les opérateurs, même si les niveaux de production demeurent inférieurs à ceux observés avant la crise.
Les sept principaux pays engagés dans cet ajustement – l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, l’Algérie et Oman – entendent préserver leur crédibilité tout en évitant une surchauffe des prix susceptible de freiner la demande mondiale.
Les analystes estiment que l’évolution de la consommation en Chine, le rythme de croissance de l’économie mondiale ainsi que la production américaine de pétrole de schiste continueront de déterminer l’équilibre du marché au cours du second semestre.