C’est un signal d’alarme glaçant face à la canicule qui sévit actuellement sur l’Europe. Mercredi 27 juin, un événement international consacré à la survie face aux chaleurs extrêmes a tout simplement été rayé de la carte… victime de son propre sujet. Cette réunion s’intitulait « Chaleur extrême : améliorer la gouvernance et renforcer l’action dans le monde entier ». Elle devait se tenir en plein cœur de Londres. Et ce, à la prestigieuse bibliothèque Shaw de la London School of Economics, dans le cadre de la « Semaine d’action climatique de Londres ».
Mais voilà l’absurdité tragique : le bâtiment de cette université, comme une grande partie du parc immobilier britannique, ne possède AUCUN système de refroidissement. Aucun. Face à un mercure annoncé à 37 °C, les organisateurs ont donc dû jeter l’éponge. Pris de court qu’ils étaient par une fournaise que personne n’avait anticipée.
Ce jour-là, le Met Office, l’office météorologique britannique, avait déclenché une alerte rouge – le niveau d’urgence maximal – pour Londres et de larges zones de l’Angleterre, valable jusqu’à 23h59. 37 °C. Un chiffre qui n’est plus une anomalie, mais un avertissement funeste.
Alors que le monde entier suffoque, que les gouvernements sont appelés à agir, la capitale anglaise offre un spectacle désolant. A savoir qu’elle est incapable de tenir une simple réunion sur la canicule, faute de pouvoir y faire face. L’ironie est cinglante, le message, lui, est terrifiant. Car, si nous ne pouvons même plus parler de la chaleur sans en être vaincus, que nous reste-t-il comme espoir ?