Le président français Emmanuel Macron plaide pour une profonde réforme du financement de l’Union européenne. Et ce, afin de soutenir un futur budget communautaire pouvant atteindre 2 000 milliards d’euros. Face à l’accumulation des priorités (défense, transition énergétique, compétitivité, innovation, soutien à l’Ukraine et remboursement de la dette post-Covid-19), Paris estime que les ressources actuelles ne suffisent plus.
La France, par la voix de son président E. Macron défend l’idée de nouvelles ressources propres européennes, c’est-à-dire des recettes directement perçues par l’UE plutôt qu’exclusivement financées par les contributions nationales. Les pistes étudiées comprennent notamment une taxation des grandes entreprises, du tabac, des déchets électroniques, des recettes du marché carbone et d’autres prélèvements européens, a rapporté dimanche 28 juin Politico.
L’objectif est double : alléger la pression sur les budgets nationaux; tout en donnant à l’Union les moyens financiers d’assumer ses nouvelles ambitions stratégiques, notamment dans les domaines de la sécurité, de l’industrie et de la souveraineté technologique.
Cette proposition ouvre toutefois un débat particulièrement sensible. Plusieurs États membres, notamment les principaux contributeurs nets, restent réticents à toute augmentation substantielle du budget européen ou à la création de nouvelles taxes à l’échelle de l’Union. Les négociations s’annoncent donc longues et difficiles, puisque le cadre financier pluriannuel devra être approuvé à l’unanimité des 27 États membres ainsi que par le Parlement européen.