PME tunisiennes, ceci pourrait vous intéresser. La Société financière internationale (SFI – branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé) et la banque espagnole Santander viennent de lancer un mécanisme de partage des risques visant à renforcer l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME) dans les marchés émergents.
Doté d’une capacité de couverture pouvant atteindre 500 millions de dollars, ce dispositif soutiendra le financement des chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, soulignent les deux institutions, lesquelles expliquent que cette initiative devrait permettre de générer près de 1,5 milliard de dollars d’opérations de financement des chaînes d’approvisionnement au cours des trois prochaines années. En tout cas, l’objectif est de faciliter l’accès des PME aux liquidités en s’appuyant sur la solidité financière de leurs grands acheteurs plutôt que sur leur propre capacité d’emprunt. Voilà qui devrait intéressait les petites structures entrepreneuriales tunisiennes.
Concrètement, le mécanisme permettra aux fournisseurs, notamment les petites entreprises, d’être payés plus rapidement pour les biens et services fournis à de grandes entreprises. Cette accélération des paiements doit leur offrir davantage de trésorerie pour couvrir leurs dépenses courantes, investir dans leur croissance et renforcer leur résilience face aux chocs économiques, expliquent la SFI et Santander.
On aura compris que l’initiative intervient dans un contexte où de nombreuses entreprises des marchés émergents continuent de subir les conséquences de la hausse des coûts, des perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement et d’un accès plus restreint au crédit bancaire. « Le financement des chaînes d’approvisionnement est un levier essentiel du commerce mondial, garantissant que les liquidités parviennent aux entreprises et aux intermédiaires clés précisément lorsque les marchés sont confrontés à une volatilité accrue », a déclaré Nathalie Louat, directrice mondiale du financement du commerce et des chaînes d’approvisionnement à la SFI.
Les deux institutions estiment que ce programme contribuera à dynamiser l’activité économique locale, à préserver les emplois et à améliorer la capacité des entreprises à faire face aux périodes de crise.
Cette initiative vise également à répondre au déficit chronique de financement auquel sont confrontées les PME dans les pays émergents. Selon la SFI, ces entreprises font face à un manque de financement évalué à 5 700 milliards de dollars. Ce déficit pourrait atteindre 8 000 milliards de dollars si l’on inclut les entreprises opérant dans le secteur informel.
Acteurs clés de la création d’emplois et de la croissance économique dans de nombreux pays en développement, les PME rencontrent souvent des difficultés à accéder aux prêts bancaires en raison d’un manque de garanties ou de critères d’éligibilité jugés trop contraignants par les établissements financiers.