La Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance, relevant de l’UGTT, a réaffirmé vendredi son attachement au droit syndical et au droit de grève, à quelques jours du mouvement sectoriel prévu les 23, 24 et 25 juin 2026. Cette mobilisation intervient dans un contexte de blocage des négociations sociales relatives aux augmentations salariales.
Dans un communiqué, la fédération a exprimé sa « profonde préoccupation » face aux pratiques et pressions qui auraient accompagné les préparatifs de cette grève sectorielle. Elle dénonce notamment des tentatives visant à influencer la liberté des employés dans le choix de leurs positions et dans l’expression de leur engagement syndical en toute indépendance.
Selon l’organisation syndicale, de telles pratiques constituent une atteinte au principe de la liberté syndicale ainsi qu’aux garanties encadrant l’exercice de l’action syndicale, telles que consacrées par la Constitution, la législation en vigueur et les normes internationales du travail.
La fédération a appelé à la mise en place de toutes les garanties juridiques et organisationnelles nécessaires afin de permettre aux travailleurs d’exercer leurs droits syndicaux dans un climat de liberté et de dignité. Elle a également exhorté ses adhérents à respecter les dispositions légales et réglementaires encadrant la grève et à y participer de manière « consciente et responsable ».
Pour rappel, la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance avait annoncé un mouvement de grève sectorielle de trois jours, du 23 au 25 juin 2026, pour protester contre l’enlisement des négociations sociales portant sur les revalorisations salariales.