La Banque centrale européenne (BCE) est prête à relever ses taux d’intérêt pour la deuxième fois consécutive lors de sa prochaine réunion, si le choc provoqué par la guerre au Moyen-Orient l’exige, selon Joachim Nagel, membre du Conseil des gouverneurs.
Les effets de la guerre sont trop importants pour être ignorés, ce qui rend nécessaire la hausse des taux d’intérêt, même si la situation s’améliore rapidement, a dernièrement déclaré le président de la Bundesbank, Nagel Joachim. La hausse des coûts de l’énergie a un impact sur les autres prix et affecte l’inflation sous-jacente, a-t-il ajouté.
« Le Conseil des gouverneurs se réunira en juillet pour sa prochaine réunion de politique monétaire. Nous n’écartons aucune option et restons prêts à réagir, si nécessaire. Notre approche, fondée sur des données probantes et menée réunion après réunion, demeure la plus appropriée »…
Les répercussions du conflit se font sentir en Europe, où les prix à la consommation ont augmenté de plus de 3 % en mai et où l’activité économique est en chute libre. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a averti que le choc énergétique se propageait à l’ensemble de l’économie.
Dans ce cadre, les marchés anticipent deux nouvelles hausses de taux de 25 points de pourcentage, décidées par la gouverneure et ses collègues, afin de freiner la forte flambée des prix. Selon Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, la prochaine mesure pourrait intervenir dès juillet si la situation ne s’améliore pas d’ici là.
Les prévisions trimestrielles de la BCE publiées au cours de la semaine du 8 juin indiquent une accélération de la hausse des prix à la consommation au cours des deux prochaines années, la croissance économique étant pénalisée par l’affaiblissement de la demande. « C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous contenter de “regarder passer”. Une hausse des taux d’intérêt serait une mesure nécessaire, même si la situation devait s’améliorer rapidement », a ajouté Nagel.