La part des énergies propres dans le mix électrique tunisien a reculé à 4,03 % en 2025, contre 4,4 % un an plus tôt, selon un rapport du Centre de recherche sur l’énergie basé à Washington. Ce repli s’explique principalement par la baisse des contributions du solaire et de l’éolien à la production nationale d’électricité.
L’énergie solaire, première source renouvelable du pays, représente désormais 2,52 % du mix électrique, tandis que l’éolien poursuit son ralentissement, avec une capacité opérationnelle figée depuis 2018. Cette baisse intervient malgré une forte progression des capacités installées au cours de la dernière décennie.
À fin 2025, la puissance solaire installée a atteint 895 mégawatts, confirmant ainsi l’orientation de la Tunisie vers les projets photovoltaïques pour réduire sa dépendance au gaz naturel, principale source de production électrique.
Cette situation intervient dans un contexte de forte pression énergétique. Les ressources nationales en énergie primaire sont tombées à 3,4 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) en 2025, alors que la consommation continue d’augmenter, aggravant le déficit énergétique du pays.
Le déficit de la balance commerciale énergétique a ainsi atteint 11 023 millions de dinars en 2025, accentuant les tensions sur les finances publiques malgré les efforts engagés pour accélérer les investissements dans les énergies renouvelables.