À l’occasion d’une journée de travail organisée vendredi 22 mai 2026 par le ministère de l’Environnement, consacrée à la célébration de la Journée mondiale de la biodiversité et à la présentation de la Stratégie nationale et du Plan d’action pour la biodiversité 2025-2030, le secrétaire exécutif de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), Nabil Ben Khatra, a insisté sur le rôle des institutions scientifiques et techniques mandatées par la Convention des Nations unies sur la diversité biologique pour accompagner les États dans le suivi de leurs engagements. Ces centres d’expertise contribuent à transformer les accords internationaux en stratégies nationales et en programmes opérationnels.
Nabil Ben Khatra a appelé à renforcer une approche scientifique, coordonnée et opérationnelle afin de mieux répondre aux défis environnementaux croissants. Il a souligné que la réussite des politiques de biodiversité repose sur des mécanismes de suivi fiables et des outils d’évaluation rigoureux.
Il a rappelé que l’OSS, organisation internationale basée à Tunis et active depuis le début des années 1990, bénéficie d’un soutien constant de la Tunisie, tant sur le plan technique que diplomatique. L’institution joue un rôle central dans l’accompagnement des pays d’Afrique du Nord et de la Corne de l’Afrique, notamment dans la mise en œuvre des engagements liés à la biodiversité, à la lutte contre la désertification et aux changements climatiques.
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Selon lui, cette journée s’inscrit dans une dynamique mondiale visant à rapprocher l’action locale des objectifs globaux. Elle a permis la présentation de plusieurs rapports élaborés en collaboration avec le ministère de l’Environnement et avec l’appui technique de l’OSS, afin d’évaluer les progrès réalisés et de mesurer le degré d’atteinte des objectifs fixés dans le cadre des conventions internationales.
Nabil Ben Khatra a insisté sur la nécessité de disposer d’indicateurs fiables et de méthodes d’évaluation scientifiques, permettant aux décideurs de s’appuyer sur des données objectives pour orienter les politiques publiques environnementales.
Il a également alerté sur l’aggravation des phénomènes de désertification, de dégradation des terres et de montée du niveau de la mer, qui constituent des menaces directes pour la biodiversité et les moyens de subsistance des populations.
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Dans ce contexte, l’OSS intervient en appui aux différentes conventions internationales relatives à la biodiversité, à la lutte contre la désertification et aux changements climatiques, à travers le développement de projets structurants. Deux initiatives majeures sont actuellement en préparation en Tunisie.
Enfin, Nabil Ben Khatra a insisté sur la nécessité de renforcer le lien entre politiques publiques et réalité du terrain, en valorisant le rôle des agriculteurs, des communautés locales et de la société civile, souvent en première ligne face aux défis environnementaux. Selon lui, les solutions les plus efficaces émergent du terrain avant d’être consolidées par la recherche scientifique et généralisées à l’échelle nationale et internationale.