À l’occasion du dîner-débat de la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, consacré au thème “ Soixante-dix ans après l’indépendance de la Tunisie”, Maher Ketari, président de la Commission des finances à l’ARP, a réaffirmé sa conviction que les relations entre la Tunisie et l’Union européenne sont solides, présentes et appelées à se renforcer. “J’y crois profondément” , a-t-il insisté.
“Notre rôle est de renforcer ces liens en orientant les investissements vers des industries à plus forte valeur ajoutée, axées sur la recherche et le développement. C’est là mon cheval de bataille ». Partisan d’une politique concrète et efficace, il a reconnu que certaines lois restent inappliquées et que c’est un problème réel sur lequel l’Assemblée travaille. “Nous cherchons des solutions pour inciter l’exécutif à publier les décrets d’application nécessaires”, a-t-il ajouté.
Le président de la commission des finances a également alerté sur un important handicap législatif : la loi sur les changes et le commerce extérieur date de 1976. » Cela illustre l’ampleur du chantier que nous avons entrepris pour moderniser notre cadre juridique. Le code des changes est pour moi un dossier prioritaire que je veux faire avancer ».
Maher Ketari insiste sur la nécessité d’intégrer davantage la jeunesse et d’accélérer la mise à niveau de la Tunisie. “Mon objectif est de faire entrer la Tunisie dans le XXIe siècle, malgré un retard de plusieurs décennies ».
S’adressant à l’exécutif, il lance un appel à la réactivité : “Des lois ont été votées, mais leurs mesures d’application font défaut”
Pour conclure son intervention, il énumère les atouts du pays : société civile active, associations, femmes tunisiennes et jeunesse. “Je me bats pour préserver et renforcer ce tissu. La société civile nous a sauvés après la révolution de 2011; la femme tunisienne a joué un rôle déterminant pour éviter des dérives possibles. Nous devons valoriser ces forces”.