Le dollar s’est maintenu stable ce vendredi 22 mai près de son plus haut niveau en six semaines après une nuit de forte volatilité due à des signaux contradictoires concernant les efforts déployés pour parvenir à un accord entre les États-Unis et l’Iran…
Washington et Téhéran ont des positions opposées sur les stocks d’uranium iraniens et le contrôle du détroit d’Ormuz, mais le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré qu’il y avait « quelques signes positifs » dans les pourparlers.
Ces messages contradictoires ont entraîné de fortes fluctuations des marchés pendant la nuit de jeudi 21 mai, mais les mouvements de change sont restés globalement calmes au début des échanges asiatiques ce vendredi, les investisseurs attendant des éclaircissements.
L’indice du dollar a légèrement progressé et s’est établi à 99,24 face à un panier de devises, non loin de son pic de 99,515 atteint lors de la séance précédente, son niveau le plus élevé depuis le 7 avril.
L’euro a reculé de 0,03 % à 1,1613 dollar, tandis que la livre sterling est restée stable à 1,3431 dollar. A noter que la devise britannique est en passe d’enregistrer une hausse hebdomadaire de 0,8 %, après avoir chuté de plus de 2 % la semaine dernière en raison de la crise politique au Royaume-Uni.
Le dollar australien a reculé de 0,06 % à 0,7145 face au dollar américain, tandis que le dollar néo-zélandais s’établissait à 0,5873 face à la devise américaine.
Le dollar a bénéficié d’un soutien supplémentaire grâce aux données montrant une baisse des demandes d’allocations chômage aux États-Unis, tandis que l’activité manufacturière a atteint son plus haut niveau en quatre ans en mai, confirmant ainsi la vigueur de la première économie mondiale.
La vigueur du dollar et le maintien de prix élevés du pétrole ont affaibli le yen, qui a peiné vendredi à se maintenir au-dessus de 159 pour un dollar. La devise japonaise a reculé de 0,1 % à 159,09 yens pour un dollar.
Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, a déclaré à propos de la guerre au Moyen-Orient : « Nous approchons de la fin de la douzième semaine, et cela fait six semaines que le cessez-le-feu est entré en vigueur, et je ne suis pas vraiment convaincu que nous soyons plus près d’une solution entre les États-Unis et l’Iran ». Et d’ajouter : « Je pense toujours que la hausse du dollar comporte des risques, car je ne vois pas vraiment d’issue à cette crise au Moyen-Orient sans que les États-Unis n’adoptent une position plus affirmée »…