Le gouvernement irakien annonce de nouvelles mesures destinées à renforcer le contrôle des importations, dans le cadre d’une stratégie visant à protéger la production nationale, accroître les recettes douanières et limiter la pression sur les réserves financières du pays. Cette décision intervient alors que Bagdad cherche à réduire sa dépendance excessive aux revenus pétroliers et à mieux encadrer les flux commerciaux entrant sur son territoire.
Les nouvelles procédures prévues par Bagdad concernent notamment le durcissement des contrôles douaniers, le suivi électronique des marchandises importées et une surveillance plus stricte des licences commerciales. Le gouvernement irakien souhaite également lutter contre la contrebande, la fraude fiscale et les circuits d’importation informels qui privent l’État d’importantes recettes.
Ces réformes s’inscrivent dans un contexte économique délicat. En effet, l’Irak demeure fortement dépendant du pétrole, qui représente près de 90 % des revenus publics. Tandis que la baisse des prix énergétiques et les perturbations régionales liées aux tensions dans le Golfe fragilisent les finances du pays.
Depuis le début de l’année 2026, Bagdad a introduit de nouveaux droits de douane sur plusieurs catégories de produits importés, parfois jusqu’à 30 %, suscitant des protestations de commerçants et d’importateurs à travers le pays. Les autorités défendent toutefois ces mesures comme un moyen de soutenir l’industrie locale et de réduire les déséquilibres budgétaires.
Le gouvernement cherche également à encourager la production agricole et industrielle nationale afin de limiter la dépendance vis-à-vis des marchés étrangers. Ainsi, plusieurs initiatives récentes ont été annoncées dans les secteurs agricole, énergétique et logistique, notamment autour du projet de corridor commercial reliant l’Irak à l’Europe via la Turquie…