Le ministère de la Santé a assuré, dimanche 17 mai 2026, qu’aucun cas de virus Hanta – ou Hantavirus – n’a été enregistré en Tunisie, mais affirme suivre de près l’évolution de la situation épidémiologique internationale après la détection de cas limités chez des voyageurs revenant d’une croisière en Amérique du Sud et en Antarctique.
Dans un communiqué, le ministère a indiqué agir en coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les différentes autorités sanitaires internationales afin de surveiller l’évolution du virus et renforcer les mesures de vigilance.
Globalement, les investigations menées ont permis d’identifier la souche dite « virus des Andes », une variante du virus Hanta présente dans certaines régions d’Amérique du Sud, notamment en Argentine. Selon les autorités sanitaires, cette souche peut se transmettre entre humains lors de contacts étroits et prolongés, mais ne présente pas de risque élevé de propagation dans la vie courante. A noter toutefois qu’on recense déjà quelques morts, tels que le couple hollandais considérés comme les premiers infectés dans le bateau de la croisière.
Le ministère a précisé que les personnes ayant été en contact avec les cas détectés font l’objet d’un suivi sanitaire et de mesures d’isolement conformément aux protocoles en vigueur. Aucun signe de propagation communautaire à grande échelle n’a été relevé à ce stade.
Par mesure de précaution, la Tunisie a renforcé son dispositif national de veille sanitaire, notamment aux frontières et dans les structures spécialisées, afin d’assurer une détection rapide de tout cas suspect.
Les autorités appellent enfin les voyageurs à respecter les consignes d’hygiène, notamment éviter tout contact avec les rongeurs, et invitent les citoyens ainsi que les médias à se référer uniquement aux sources officielles afin d’éviter la propagation de rumeurs.