« Le Code des changes constitue l’un des axes fondamentaux de la réforme économique et financière », a déclaré le président de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher Ketari, lors d’une séance d’audition tenue jeudi 14 mai 2026 avec les représentants du Conseil des chambres mixtes, consacrée à l’examen de la proposition de loi portant promulgation de ce texte stratégique pour l’investissement, le climat des affaires et la souveraineté monétaire de la Tunisie.
La séance a porté sur les enjeux structurels et institutionnels liés à la réforme du régime des changes. Dès l’ouverture des travaux, Maher Ketari a souligné que le Code des changes constitue l’un des principaux cadres juridiques régissant les orientations économiques et financières de l’État. Il a indiqué que ce projet suscite un intérêt particulier auprès des acteurs économiques et des institutions nationales et internationales en raison de son impact direct sur le climat des affaires, l’attractivité de l’investissement et la compétitivité de l’économie tunisienne.
Le président de la commission a également affirmé que ce projet de loi, en raison de sa portée stratégique et structurelle, exige une approche participative fondée sur une coordination étroite entre les pouvoirs exécutif et législatif afin d’assurer la cohérence entre les choix économiques et financiers de l’État et leur traduction juridique au sein du texte soumis à l’Assemblée des représentants du peuple.
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Il a estimé que les grandes réformes ne peuvent aboutir dans le cadre d’une démarche isolée, précisant que leur réussite dépend de la complémentarité entre le pouvoir exécutif, chargé de définir les politiques publiques et les orientations économiques et financières du pays, et le pouvoir législatif, garant de l’encadrement démocratique de ces choix à travers des textes équilibrés, applicables et dotés d’une légitimité institutionnelle et politique.
Maher Ketari a enfin insisté sur la nécessité de construire une vision nationale unifiée autour du Code des changes à travers le dialogue institutionnel et la coopération entre les différentes institutions de l’État, dans le but d’élaborer un cadre juridique conciliant efficacité économique, préservation des équilibres financiers et sauvegarde de la souveraineté monétaire, tout en répondant aux mutations de l’économie mondiale.