La Chambre syndicale tunisienne des propriétaires de pharmacies privées a mis en garde, ce vendredi, contre les conséquences du non-respect de l’accord conclu avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Elle dénonce un « recul dans l’application des engagements » et un retour aux pratiques de retard de paiement et de non-respect des obligations convenues.
Dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook, la structure professionnelle appelle à l’instauration d’un calendrier de paiement clair, organisé et contraignant, afin de garantir un niveau minimal de liquidités permettant d’assurer, sans perturbation, l’approvisionnement des citoyens en médicaments.
La Chambre syndicale réclame également la mise en place de mécanismes exceptionnels d’accompagnement fiscal et social en faveur des pharmacies confrontées à des difficultés financières. Elle insiste sur le fait que les retards de règlement ne doivent pas être considérés comme un refus volontaire de paiement, dans un contexte marqué, selon elle, par une accumulation de pressions financières, fiscales et administratives menaçant l’équilibre économique des officines et, par conséquent, le droit du citoyen à l’accès aux médicaments.
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Le syndicat affirme, par ailleurs, que plusieurs pharmacies ont été exposées à des pénalités et amendes en cas de retard de paiement envers l’administration fiscale, les caisses sociales ou certaines collectivités locales. Or, une grande partie de ces difficultés de trésorerie serait directement liée aux retards de remboursement des créances, notamment par la CNAM.
Dans le même communiqué, la Chambre syndicale tunisienne des propriétaires de pharmacies privées a également appelé à une application stricte de la loi à l’ensemble des intervenants dans les circuits de distribution des médicaments et des produits de santé. Elle plaide pour mettre fin aux pratiques qualifiées de « désordre », d’évasion du contrôle, de facturation irrégulière et d’absence de traçabilité.
Enfin, la profession appelle au renforcement de la justice fiscale ainsi qu’à la généralisation de la facturation électronique à l’ensemble des produits de santé.