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Leconomiste Maghrebin > Blog > Idées > Chroniques > La société civile est-elle l’ennemi de l’Etat ?
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La société civile est-elle l’ennemi de l’Etat ?

Moncef Gouja
2026/05/09 at 12:07 PM
par Moncef Gouja 12 Min Lecture
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Depuis l’émergence de ce qu’on désigne chez nous par « société civile », appellation qui correspond à l’ensemble des organisations et associations et autres regroupements légaux professionnels ou communautaires, les rapports de ces formes de sociabilités avec l’Etat, ou plus précisément les gouvernements, étaient souvent conflictuels, et ceci depuis leur émergence au début du vingtième siècle. Rappelons-nous le sort réservé par les autorités coloniales au syndicat de Mohamed Ali El Hammi (dans les années vingt) et à plusieurs associations culturelles tunisiennes, interdites ou dont les activités étaient gelées ou restreintes, dès qu’elles interfèrent dans la sphère politique. Les nationalistes du néo-destour fondaient des associations ou des organisations pour combattre le colonialisme, profitant de la législation créée et développée par ce dernier.

Contents
Il faut reconnaître que la Ligue tunisienne des droits de l’Homme avait joué un rôle capital pour éviter au pays des affrontements désastreux pour la stabilité et la sécurité du pays et de l’Etat. La Ligue, un contre-pouvoir La révolution de 2011 a fait le reste quant à l’inféodation de ces organisations de la société civile tunisienne, puisqu’un des premiers décrets, du ‘pouvoir révolutionnaire’ de l’époque… fut celui d’autoriser le financement de nos associations par des Etats étrangers (sauf Israël), des regroupements d’Etats (UE) ou de soi-disant ONG étrangères. Les sommes transférées sur les comptes de ces organisations en euros et en dollars sont colossaux.L’intrusion des extrêmesSi l’Etat et la justice ont bien fait de stopper ce désastre, il n’en reste pas moins que le cadre législatif actuel est totalement démuni face à cette nouvelle donne. L’exploitation partisane de part et d’autre de l’affaire de la Ligue, comme pour l’UGTT, il y a peu de temps, ou pour les autres associations à caractère humanitaire, est de nature à brouiller les cartes et de ne pas séparer le bon grain de l’ivraie.

Avec l’indépendance, les rapports entre « société civile » et les gouvernements n’ont guère changé, et même qu’à partir des années soixante-dix, ils sont devenus conflictuels, surtout entre les différents gouvernements et les syndicats, jusqu’à provoquer une crise majeure, celle de 1978, entre la centrale syndicale l’UGTT, d’un côté, et le gouvernement Nouira et le Parti socialiste destourien, de l’autre.

 

Il faut reconnaître que la Ligue tunisienne des droits de l’Homme avait joué un rôle capital pour éviter au pays des affrontements désastreux pour la stabilité et la sécurité du pays et de l’Etat.

 

Idem en 1984, lors de ce qu’on appelle « la révolte du pain ». Des martyrs sont tombés et des centaines de syndicalistes emprisonnés. La Tunisie avait donc payé le prix du sang, un prix très lourd. A cette époque naissait, paradoxalement, la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), fondée par des notables politiques, destouriens ou libéraux, qui devait jouer un rôle d’intermédiaire entre le pouvoir politique et l’Etat qui, de son côté, avait souvent tendance à user de son droit régalien de recourir à la répression, souvent sous prétexte que des « ennemis de la Nation et des traîtres » se cachent derrière les organisations de la société civile dont l’UGTT, pour renverser le régime.

Il faut reconnaître que la Ligue tunisienne des droits de l’Homme avait joué un rôle capital pour éviter au pays des affrontements désastreux pour la stabilité et la sécurité du pays et de l’Etat. Ceux qui avaient dirigé cette ligue étaient pour la plupart issus de l’Etat et même du Néo-destour, avec des personnalités de la gauche modérée. Nous voulons parler de Hassib Ben Ammar, Sadoun Zmerli, Mohammed Charfi, Dali El Jazi, Abdelwahab Bouhdiba et d’autres figures des cercles intellectuels, mais aussi des militants politiques comme Khemaïes Chammari, connus pour êtres des personnalités patriotiques, mais qui avaient une autre vision de la société et de l’Etat et qui posaient le nécessaire passage à l’Etat de droit et à la démocratie politique, avec tout ce que cela signifie comme liberté d’expression, élections législatives, présidentielles et même municipales. Même si ce point de vue était loin d’être majoritaire dans la société et dans l’Etat, ceux qui le défendaient étaient respectés par les hauts responsables de l’Etat à tel point qu’ils pouvaient influencer les décisions politiques et mettre sur les rails la démocratie politique, graduellement.

La Ligue, un contre-pouvoir

La Ligue française des droits de l’Homme, la première ligue de ce genre dans le monde, était née avec l’affaire Dreyfus (1898) pour lutter contre l’antisémitisme, mais n’avait joué aucun rôle important pour soutenir les victimes du colonialisme, notamment en Tunisie. La Ligue tunisienne n’est donc pas un prolongement de la Ligue française, bien qu’elle ait appartenu par la suite à la Fédération internationale des droits de l’Homme et qu’une de ses dirigeantes fût cooptée à la tête de cet organisme qui n’a pas un poids très important auprès des Etats occidentaux comme Amnesty International et d’autres ONG trans-nationaux. A aucun moment, à notre avis, la LTDH n’a été une succursale de l’organisation française du même nom. Sauf que l’instrumentalisation des droits de l’Homme par les puissances occidentales prédatrices de ces mêmes droits, quand cela les arrange, comme leur silence honteux lors du génocide de Gaza par les sionistes israéliens, a rendu suspect tout rapport avec ces réseaux, riches et influents, comme « l’Open Society » de Georges Soros, ou « Freedom House » créés et s par la C.I.A.

 

La révolution de 2011 a fait le reste quant à l’inféodation de ces organisations de la société civile tunisienne, puisqu’un des premiers décrets, du ‘pouvoir révolutionnaire’ de l’époque… fut celui d’autoriser le financement de nos associations par des Etats étrangers (sauf Israël), des regroupements d’Etats (UE) ou de soi-disant ONG étrangères. Les sommes transférées sur les comptes de ces organisations en euros et en dollars sont colossaux.

 

La Ligue tunisienne, investie et contrôlée depuis un certain temps par la gauche radicale tunisienne, n’a pas rompu avec ces réseaux, y compris leurs financements, ce qu’elle aurait dû faire, car à ses débuts, la Ligue n’avait jamais été financée que par ses propres adhérents. « La révolution » de 2011 a fait le reste quant à l’inféodation de ces organisations de la société civile tunisienne, puisqu’un des premiers décrets, du ‘pouvoir révolutionnaire’ de l’époque, présidé par le « grand révolutionnaire » F. El Mbazaa » et son ami BCE, fut celui d’autoriser le financement de nos associations par des Etats étrangers (sauf Israël), des regroupements d’Etats (UE) ou de soi-disant ONG étrangères. Les sommes transférées sur les comptes de ces organisations en euros et en dollars sont colossaux. Mais ils sont tous passés par la Banque centrale et donc par l’Etat lui-même. Ces organisations n’avaient que le devoir d’envoyer un rapport annuel à la Cour des comptes. Sans plus. Si l’on peut reprocher aux dirigeants de ces organismes d’avoir accepté de dépendre financièrement de parties étrangères, ils n’auraient néanmoins agi que dans la légalité la plus totale. Mais la vraie question qui se pose est : pourquoi l’Etat, jusqu’à maintenant, n’a pas aboli ce décret de la honte ? Pourquoi les différents Parlements depuis 2011 et jusqu’à maintenant n’ont pas promulgué une loi qui interdit tout financement direct des organisations de la société civile, sans passer par le gouvernement et sans l’approbation par le Parlement comme pour les crédits ? Ne fallait-t-il pas légiférer d’abord et geler les activités ensuite pour les cas litigieux ? Le silence des autorités, le Premier ministère en premier lieu, à ce sujet est plus qu’éloquent.

Les contre-pouvoirs sont les conséquences incontournables de la modernisation de la société. On ne peut pas interdire un contre-pouvoir ! Depuis Hegel, qui a défini « la société civile comme le domaine des intérêts privés, des besoins économiques et de la liberté individuelle s’intercalant entre la famille (unité immédiate) et l’Etat », la définition n’a pas changé, car le contre-pouvoir n’est pas la négation de l’Etat, mais son prolongement pour bien gérer la société et maintenir son unité et son autorité. La Ligue tunisienne des droits de l’Homme a été créée sous Bourguiba dans cette acceptation. Ce n’est pas l’ennemi de l’Etat, mais c’est un représentant de segments de la société auprès de l’Etat. Ce ne sont pas des institutions élues comme le Parlement, mais elles constituent un relais obligatoire dans les sociétés modernes, comme les médias, et ne doivent jouer aucun rôle politique, dans le sens des changements à la tête de l’exécutif. Et c’est à cette seule condition que ces organismes, associations ou ligues, peuvent êtres efficaces.

L’intrusion des extrêmes

Comme pour l’UGTT, l’UGET et les autres organisations nationales, l’UTICA, l’organisation agricole ou celles des femmes, UNFT, Femmes démocrates, des courants radicaux de l’extrême gauche ou des islamistes ont réussi à récupérer ces organisations, pour les asservir à leurs stratégies anti-Etat. La faute d’abord revient aux pouvoirs politiques, depuis les années soixante-dix qui n’avaient pas su gérer politiquement cette affaire et ont souvent recouru soit à la répression, soit aux dissolutions, ce qui ne faisait que servir l’influence grandissante des courants radicaux.

 

Si l’Etat et la justice ont bien fait de stopper ce désastre, il n’en reste pas moins que le cadre législatif actuel est totalement démuni face à cette nouvelle donne. L’exploitation partisane de part et d’autre de l’affaire de la Ligue, comme pour l’UGTT, il y a peu de temps, ou pour les autres associations à caractère humanitaire, est de nature à brouiller les cartes et de ne pas séparer le bon grain de l’ivraie.

 

Ajoutons à cela l’argent suspect déversé à flots par des ONG internationales suspectes ‘Open Society, Freedom House, organisations pseudo-caritatives, ONG européennes…

Si l’Etat et la justice ont bien fait de stopper ce désastre, il n’en reste pas moins que le cadre législatif actuel est totalement démuni face à cette nouvelle donne. L’exploitation partisane de part et d’autre de l’affaire de la Ligue, comme pour l’UGTT, il y a peu de temps, ou pour les autres associations à caractère humanitaire, est de nature à brouiller les cartes et de ne pas séparer le bon grain de l’ivraie. Ce cafouillage n’est bon ni pour le pouvoir politique ni pour notre société civile. Toutes ces organisations et associations sont un acquis précieux. Des générations de militants ont combattu et sacrifié leurs vies pour meubler notre société moderne. C’est un devoir patriotique de les protéger, et une des conditions pour le succès de cette protection est de ne pas en faire un objet de surenchère politico-médiatique.

Nous l’avons vu récemment avec l’UGTT, qu’il est possible de les sauver, à condition que les vrais militants les sauvent de l’intérieur sans aucune ingérence extérieure.

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Moncef Gouja 9 mai 2026
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