Quels sont les principaux freins à l’adoption de l’IA en entreprise aujourd’hui ? C’est ce qui ressort du baromètre d’EY 2026 des entreprises en Tunisie, présenté ce jeudi 7 mai 2026 au siège de Ernst Young devant un parterre de dirigeants d’entreprise.
L’édition 2026 du baromètre EY met en lumière une dynamique globalement plus positive dans la perception des dirigeants d’entreprise, malgré un contexte géopolitique incertain.
Cependant, l’IA reste encore en phase d’émergence. Ce qui conduit à une ouverture à de nouveaux leviers de transformation, particulièrement l’intelligence artificielle qui est devenue une marge de manœuvre qui s’impose. Mais au-delà de cette omniprésence dans les discours, l’IA peine à se déployer au cœur de l’activité des entreprises tunisiennes.
Selon une enquête récente, l’adoption de l’IA dépend davantage de prérequis internes que d’un manque d’offres externes. Les principaux freins sont l’insuffisance de compétences internes et les coûts ou contraintes budgétaires, avec des contributions respectives de 20 % et 18 %.
Quant aux coûts et contraintes budgétaires, ils s’élèvent à 18 %.
Parallèlement, le manque de compétences internes : 20 %
Qualité/disponibilité des données : 13 %
Enjeux de cybersécurité et protection des données : 11 %.
Bien que l’IA soit perçue comme porteuse de valeur, son déploiement reste, on l’aura constaté, limité. Les entreprises ne sont pas encore suffisamment outillées, et l’investissement est difficile à prioriser face à d’autres priorités.
Le manque de vision stratégique claire, ainsi que la qualité et la disponibilité des données, constituent des freins secondaires. Les questions de cybersécurité et de protection des données, bien que structurantes, sont moins préoccupantes à ce stade, selon le baromètre EY 2026.
La cybersécurité et la protection des données préoccupent relativement moins les entreprises, comparativement aux défis humains liés à l’adoption de l’IA.
Le peu d’attention accordée à la qualité et à la protection des données souligne un déficit de culture IA dans certaines entreprises. Celles-ci considèrent ces éléments comme secondaires, préférant investir dans les compétences et les budgets pour démarrer des projets plutôt que d’assurer leur pérennité, détaille le rapport. Cette priorisation indique que l’IA est encore majoritairement abordée sous un angle expérimental et opérationnel, plutôt que comme un levier de transformation.
Seulement 4% des entreprises disposent d’une gouvernance IA complètement intégrée, avec une structure consolidée et des processus bien établis.
Bien que ce chiffre soit faible, il témoigne de l’existence d’un noyau pionnier pouvant servir de modèle pour le reste du marché.
En somme, elle requiert une gouvernance des données, des normes de sécurité et une perspective à plus long terme.
Nous y reviendrons plus en détail.
