Les coûts de production des engrais en Égypte ont connu une forte poussée au cours de la première moitié d’avril 2026, sous l’effet d’une hausse spectaculaire des prix du gaz naturel fourni aux usines. Selon des sources industrielles, certaines factures ont enregistré une augmentation de 81 %, révélant ainsi une pression énergétique accrue sur le secteur.
D’après un responsable d’une grande entreprise privée d’engrais, le prix du gaz livré à son usine a atteint environ 10 dollars par million d’unités thermiques dans les factures de la première quinzaine d’avril, un niveau nettement supérieur aux périodes précédentes.
Cette hausse s’inscrit dans un mécanisme de tarification spécifique au secteur égyptien, où le prix du gaz est indexé sur les cours internationaux de l’urée. Ce système vise théoriquement à maintenir un équilibre entre rentabilité des industriels et recettes de l’État, mais il expose directement les producteurs aux fluctuations du marché mondial.
Dans ce contexte, la montée des prix du gaz intervient alors que les marchés mondiaux des engrais restent marqués par des tensions persistantes, alimentées par la volatilité des prix de l’énergie. Cette situation renchérit les coûts de production et pourrait, à terme, se répercuter sur les prix de l’urée et sur les chaînes agricoles dépendantes.
Pour l’industrie égyptienne des engrais — un secteur clé des exportations — cette évolution représente un défi majeur : maintenir la compétitivité à l’international tout en absorbant une hausse rapide des intrants énergétiques.