Les discussions entre les États-Unis et l’Iran ont permis de réduire certains désaccords, sans toutefois aboutir à un compromis global. Et ce, à l’issue de négociations menées sous médiation pakistanaise à Islamabad, ont indiqué des responsables iraniens.
Un haut responsable iranien précise que les deux parties ont commencé à envisager un accord intérimaire, faute de consensus sur un règlement global. L’objectif serait de stabiliser la situation à court terme et de gagner du temps pour des négociations plus approfondies.
Les États-Unis exigent un arrêt prolongé de l’enrichissement d’uranium, jusqu’à vingt ans. Tandis que l’Iran propose une suspension beaucoup plus courte, de trois à cinq ans. Tout en revendiquant son droit à un usage civil de cette technologie.
Autre point de friction : le devenir des stocks d’uranium hautement enrichi. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) estime que l’Iran dispose encore de plus de 200 kilogrammes de ces matériaux, principalement stockés à Ispahan et Natanz. Ce qui alimente les inquiétudes occidentales quant à un potentiel usage militaire.
Des signes d’ouverture ont néanmoins émergé. Téhéran pourrait accepter de transférer une partie de cet uranium vers un pays tiers. Alors que Washington envisagerait un allègement des sanctions et le déblocage d’avoirs iraniens gelés.
Les discussions ont également porté sur la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz, axe stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. L’Iran a évoqué la possibilité de garantir une circulation plus sûre dans cette zone en échange de concessions économiques, selon Investing.com.
Si un mémorandum de cessez-le-feu ou d’accord intérimaire venait à être conclu, les deux parties disposeraient d’un délai de 60 jours pour négocier un accord plus large, sous supervision internationale.
Pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour une nouvelle session de négociations. Mais les canaux diplomatiques restent ouverts, dans un contexte où les tensions militaires et économiques continuent de peser sur la région et les marchés mondiaux.