Les prix du pétrole ont fortement augmenté à la fin de la séance du vendredi 27 mars 2026, continuant à enregistrer des gains pour la deuxième séance consécutive.
Les prix du pétrole brut ont enregistré de légères hausses hebdomadaires après que le président américain, Donald Trump, a prolongé de dix jours le moratoire sur les attaques contre les centrales électriques iraniennes. Mais les investisseurs doutent qu’une solution au conflit soit imminente.
En effet, la guerre a retiré 11 millions de barils de pétrole par jour des approvisionnements mondiaux, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) décrivant même la crise comme la pire que les deux chocs pétroliers des années 1970 et la guerre du gaz russo-ukrainienne réunis.
À la clôture de la séance du vendredi 27 mars, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent pour livraison en mai 2026 ont augmenté de 4,2 % pour atteindre 112,57 dollars le baril. Et selon les sites spécialisés, le baril du pétrole a atteint ce matin du 28 mars 114 dollars.
Parallèlement, les prix à terme du pétrole brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en mai 2026, ont augmenté de 5,46 % pour atteindre 99,64 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington).
Les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate, qui ont bondi de 40 % depuis les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février, ont progressé de 1,3 % cette semaine.
Analyse des prix du pétrole
« Malgré les discours sur la désescalade, les prix du pétrole sont affectés par la durée du conflit, et pas seulement par les gros titres », a déclaré Priyanka Sachdeva, analyste chez Philip Nova. « Tout dommage direct aux infrastructures pétrolières ou un conflit prolongé pourrait contraindre les marchés à réévaluer rapidement le prix du pétrole à des niveaux plus élevés », a-t-elle ajouté.
Alors que Trump a prolongé jusqu’au 6 avril l’ultimatum donné à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz sous peine de voir son infrastructure énergétique détruite, les États-Unis sont également en train d’envoyer des milliers de soldats au Moyen-Orient.
À noter que les États-Unis demandent un cessez-le-feu d’un mois pour discuter d’un plan en 15 points, qui comprend le démantèlement du programme nucléaire iranien, la fin du soutien aux groupes islamistes par procuration et la réouverture du détroit d’Ormuz…