La BCT vient de durcir les conditions de financement des importations pour certains produits, jugés non prioritaires, à travers une nouvelle circulaire publiée le 26 mars 2026. Cette mesure impose désormais aux importateurs de mobiliser l’intégralité de la valeur de leurs opérations sur leurs fonds propres avant toute transaction.
L’autorité monétaire interdit formellement aux intermédiaires agréés d’accorder des concours financiers, sous forme de crédits, d’avances ou de garanties bancaires, pour l’acquisition des marchandises figurant sur une liste restrictive établie par le ministère du Commerce. Les opérateurs économiques sont ainsi tenus de constituer des dépôts en numéraire couvrant la totalité du montant de l’importation, et ce, quel que soit le mode de règlement choisi, qu’il s’agisse d’un crédit documentaire, d’une remise documentaire ou d’un simple virement.
Le texte précise que les banques doivent impérativement vérifier la conformité des codes de nomenclature des produits avant de procéder à toute domiciliation. Cette rigueur procédurale vise à assurer une application stricte de la nouvelle réglementation dès sa publication, tout en engageant la responsabilité des intermédiaires financiers dans le contrôle des flux de marchandises.
Des dérogations spécifiques sont toutefois prévues pour préserver l’activité économique stratégique et les engagements de l’État. Les importations réalisées dans le cadre de marchés publics, celles dont le financement était déjà engagé avant la circulaire, ainsi que les achats des entreprises industrielles directement liés à leur production bénéficient d’une dispense. Les opérations effectuées sous le régime du perfectionnement actif sont également exclues de ces restrictions, sous réserve de la présentation des autorisations douanières requises.