Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche vient de lancer une plateforme électronique dédiée à la gestion des autorisations de forage de puits profonds et à l’exploitation des eaux souterraines.
Présentée à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars, cette initiative marque une étape importante dans la modernisation de l’administration et dans la transparence de la gestion des ressources hydriques. Le dispositif concerne notamment les puits dépassant 50 mètres de profondeur et vise à simplifier les démarches pour les usagers, en particulier les agriculteurs et les structures liées à l’irrigation.
En clair, la nouvelle plateforme permet de dématérialiser l’ensemble des procédures, entre autres les dépôts des demandes, la transmission des documents et le suivi des dossiers. Les délais d’instruction, auparavant supérieurs à un an, devraient être réduits à 21 jours.
A noter au passage que près de 4 000 demandes sont annuellement déposées. Grâce à une base de données actualisée et à des outils d’analyse, l’administration pourra améliorer la prise de décision, renforcer le contrôle de l’exploitation des nappes et limiter les forages anarchiques. Et ce, tout en garantissant davantage d’équité et de transparence dans l’accès aux ressources en eau.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique et dans le plan de gouvernance et de lutte contre la corruption dans le secteur de l’eau, élaboré avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). En intégrant l’analyse de données et les technologies émergentes, la plateforme vise aussi à anticiper les situations de stress hydrique et à optimiser la gestion des ressources. Cette démarche intervient dans un contexte de sécheresses répétées, de demande croissante en eau et de pressions liées au changement climatique.