Les exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL) ont chuté à leur plus bas niveau en six mois. Annulant ainsi les récentes augmentations de l’offre en provenance des États-Unis et d’autres pays. Et ce, alors que le conflit au Moyen-Orient restreint les flux.
La moyenne mobile sur 10 jours des expéditions de GNL a chuté d’environ 20 % depuis le début du mois, atteignant 1,1 million de tonnes. Soit le niveau le plus bas depuis septembre 2025, indique une analyse de Bloomberg basée sur les données de suivi des navires de Kpler.
Ce déclin est principalement dû au Qatar et, dans une moindre mesure, aux Émirats arabes unis, précisent encore les données. Ces deux pays doivent acheminer du carburant via le détroit d’Ormuz pour approvisionner leurs clients en Asie et en Europe.
A cet égard, le conflit israélo-américain avec l’Iran a dégénéré en crise régionale, bouleversant le marché mondial du GNL. En effet, le Qatar a été contraint de fermer son usine d’exportation de GNL de Ras Laffan, la plus grande au monde, suite à des frappes iraniennes.
Par ailleurs, relevons que la production mondiale de GNL a connu une croissance régulière au cours de l’année écoulée. Et ce, principalement grâce à de nouveaux projets aux États-Unis et au Canada. Cependant, cette croissance est désormais freinée par l’arrêt de la production qatarie et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz. Lequel est une voie maritime essentielle pour environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en GNL.