La zone franche de Misrata consolide sa position de hub logistique libyen clé entre Méditerranée et Afrique via un accord stratégique signé avec Terminal Investment Limited (TiL), filiale de MSC, et Al Maha Capital Partners qatari. Une cérémonie a scellé un accord stratégique entre le leader suisse du transport maritime MSC (par l’intermédiaire de sa filiale TiL), Maha Capital qatari et la zone franche de Misrata, visant le développement du port de Misrata.
Cet accord s’inscrit dans une dynamique de coopération maghrébine, avec la présence de drapeaux tunisiens, libyens et qataris, ainsi que le logo « TL » potentiellement lié à des initiatives Tunisie-Libye. TIL, bras logistique de MSC, excelle dans la gestion portuaire, tandis que Maha Capital, fonds souverain qatari, soutient les infrastructures stratégiques en Afrique du Nord.
L’ambassadeur de Suisse en Tunisie et en Libye, Josef Renggli, présent à cet événement à Misrata, a partagé sur LinkedIn son honneur d’avoir assisté à la signature d’un accord stratégique entre MSC (via sa filiale TIL), Maha Capital qatari et la zone franche de Misrata, pour le développement du port du même nom.
Etaient également présents lors de cet événement, le vice-Premier ministre et ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani, le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, et le Premier ministre du Gouvernement libyen d’unité nationale, Abdelhamid Dbaiba, ainsi que Diego Aponte, président du groupe MSC.
Par ailleurs, Misrata, surnommé « Milan de Libye » à 200 km de Tripoli, relie routes terrestres vers le Sahel et ports méditerranéens. TIL apporte des standards mondiaux, une intégration port-navire et une vision à long terme, alignée sur le Plan Mattei italien pour l’Afrique, avec des échanges Italie-Libye à 9,5 Mds € en 2024 (+3,7 %), l’Italie étant le premier client libyen (22,4 %). C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Nova.
Ce projet va générer des emplois, réduire les engorgements, doper la reconstruction et les importations. A noter que les discussions entre MM. Tajani et Dbaiba ont porté sur la migration et la réconciliation et l’énergie (le pétrole brut représentant 91,6 % des importations italiennes).
En somme, Misrata vise le statut de capitale économique libyenne et de pôle euro-africain.