En utilisant ce site, vous acceptez la Politique de confidentialité et les Conditions d'utilisation.
Accept
Leconomiste Maghrebin
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
En lisant: Affaire Boualem Sansal : quand la diplomatie prend le pas sur l’épreuve de force !
Partager
Notification Voir Plus
Dernières nouvelles
Sommet Afrique-France : Sarra Zaâfrani Zenzri à Nairobi
A ne pas manquer Nation Politique
Bac 2026
Le 14 mai, démarrage des épreuves du Bac 2026
A ne pas manquer Education Nation
La Tunisie appelle à renforcer la coopération arabe dans le nucléaire civil
A ne pas manquer Entreprise Sciences et technologies
L'expert en climat a souligné l'importance du traitement des eaux usées pour répondre aux besoins de l'agriculture, permettant ainsi de récupérer annuellement environ 300 millions de mètres cubes d'eau.
Eau et souveraineté : appel à changer de modèle agricole
A ne pas manquer Economie Environnement
Andrew Bailey
Le Royaume-Uni poussé vers un nouveau rapprochement stratégique avec l’UE
A ne pas manquer Economie Economie internationale
Aa
Aa
Leconomiste Maghrebin
  • Economie
  • Entreprise
  • Monde
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
Vous avez un compte existant ? Sign In
Follow US
  • Advertise
Leconomiste Maghrebin > Blog > Idées > Analyses > Affaire Boualem Sansal : quand la diplomatie prend le pas sur l’épreuve de force !
A ne pas manquerAnalysesIdées

Affaire Boualem Sansal : quand la diplomatie prend le pas sur l’épreuve de force !

Béchir Lakani
2025/11/13 at 10:58 AM
par Béchir Lakani 7 Min Lecture
Partager
Sansal
Partager

Pourquoi l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis un an en Algérie et au cœur d’une grave crise diplomatique entre Alger et Paris, a-t-il été gracié et envoyé en Allemagne et non en France ? La preuve que la voie diplomatique est souvent plus efficace que la méthode musclée d’un certain Bruno Retailleau.

C’est la fin d’un long cauchemar. L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est arrivé dans la soirée de mercredi 12 novembre à Berlin. Et ce, après avoir été gracié dans l’après-midi par la présidence algérienne quasiment un an jour pour jour après son arrestation, le 16 novembre 2024. Une libération pour l’essayiste âgé de 81 ans, qui souffre par ailleurs d’un cancer de la prostate. Mais également un échec pour la diplomatie française, notamment un désaveu cinglant de la méthode, chère à M. Retailleau : le bras de fer stérile et improductif avec Alger.

Contents
Pourquoi l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis un an en Algérie et au cœur d’une grave crise diplomatique entre Alger et Paris, a-t-il été gracié et envoyé en Allemagne et non en France ? La preuve que la voie diplomatique est souvent plus efficace que la méthode musclée d’un certain Bruno Retailleau.Déclaration choc de SansalBerlin rafle la miseTebboune avait-il le choix ?

Déclaration choc de Sansal

Pour rappel, l’auteur du roman « 2084 : La fin du monde », dont l’œuvre a été récompensée par de nombreux prix littéraires en France et à l’étranger, était condamné à cinq ans de prison pour « atteinte à l’unité nationale ».

En cause, des propos tenus dans le média d’extrême droite français Frontières, où il déclara le 2 octobre 2024 que « quand la France a colonisé l’Algérie, toute la partie ouest de l’Algérie faisait partie du Maroc : Tlemcem, Oran et même jusqu’à Mascara. Toute cette région faisait partie du royaume ».

Cette déclaration choc reprise allégrement par les médias marocains, est restée en travers de la gorge des autorités algériennes, dans un contexte de contentieux territorial entre l’Algérie et le Maroc. En effet, certains nostalgiques du Grand Maroc, lorgnent sur cette région de l’ouest de l’Algérie, qu’ils surnomment « le Sahara oriental » et qui, pour eux, revient « de droit » au royaume ancestral du royaume chérifien.

Berlin rafle la mise

A noter également que l’incarcération de l’homme de lettres le 16 novembre 2024 en Algérie, avait envenimé les tensions diplomatiques, déjà exécrables, entre Paris et Alger. Lesquelles étaient déclenchées par la reconnaissance par la France d’un plan d’autonomie sous souveraineté marocaine pour le Sahara occidental.

Ainsi, depuis plus d’un an, Paris et Alger sont empêtrés dans une crise diplomatique sans précédent qui s’est traduite par des expulsions de fonctionnaires de part et d’autre, le rappel des ambassadeurs des deux pays et des restrictions sur les porteurs de visas diplomatiques.

Et c’est finalement la diplomatie allemande qui s’est montrée plus efficace que celle du Quai d’Orsay. En effet, la libération de Sansal est consécutive aux «  bonnes relations [entre l’Allemagne et l’Algérie] et d’une « relation personnelle de longue date » entre Abdelmadjid Tebboune et Frank-Walter Steinmeier.

Ce dernier avait demandé lundi 10 novembre que Boualem Sansal, qui purgeait une peine de cinq ans de réclusion, soit gracié et bénéficie de soins en Allemagne « compte tenu de son âge avancé et de son état de santé fragile ».

« J’ai demandé à mon homologue algérien de gracier Boualem Sansal. Un tel geste témoignerait d’un esprit humanitaire et d’une clairvoyance politique. Il refléterait mes relations personnelles de longue date avec le président Tebboune et les bonnes relations qui unissent nos pays », a déclaré le président allemand dans un communiqué.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune « a répondu favorablement» à une demande de son homologue Frank-Walter Steinmeier, « concernant l’octroi d’une grâce en faveur de Boualem Sansal »,  lit-on dans un communiqué officiel. « Cette demande a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires », a ajouté la présidence. Tout en précisant que « l’Etat allemand prendra en charge le transfert et le traitement » de l’intéressé.

Relevons à ce propos que l’écrivain franco-algérien avait renoncé à se pourvoir en Cassation. Ce qui le rendait éligible à une grâce du président algérien.

Tebboune avait-il le choix ?

Le président algérien pouvait-il  ou avait-il intérêt à refuser la requête allemande ? Difficile pour trois raisons. D’abord, sur le plan personnel, Abdelmajid Tebboune fut soigné en Allemagne où il reçut les meilleurs soins lors de séjours d’un total de trois mois, après avoir contracté la Covid entre fin 2020 et début 2021.

Ensuite, le locataire du palais d’Al Mouradia avait également évoqué en septembre dernier la possibilité de se rendre en Allemagne d’ici le début de l’année 2026. Or cette visite risquerait d’être assombrie par le cas Boualem Sansal. De même, le pape Léon XIV a exprimé son souhait de se rendre notamment à Annaba ou Souk Ahras, car il se considère comme un « fils de Saint-Augustin » originaire de cette région. Des délégations du Vatican ont déjà préparé le terrain pour cette potentielle visite du Saint Siège en Algérie.

Enfin, la libération de ce dissident politique « dans un esprit humanitaire » enlève un caillou dans les chaussures des dirigeants algériens : et s’il décédait en prison vu son âge avancé et sa santé précaire ? Ajoutons à cela l’image de l’Algérie : les autorités veulent démontrer aux uns et aux autres que cette issue diplomatique n’est pas consécutive au  bras de fer avec l’ancienne puissance coloniale; mais bien le résultat d’une médiation neutre, celle de l’Allemagne. Ainsi, l’Algérie altière n’aura pas cédé à la pression française, mais à des impératifs d’ordre éthique et humanitaire. Bien joué.

Articles en relation

Les exportations de pétrole algérien vers l’Espagne bondissent de 106 %

Tunisie : 40% des étrangers résidant dans le pays sont européens

Sommet Africa Forward: l’heure des choix stratégiques

Mohamed Ali Nafti met à l’honneur 70 ans de diplomatie tunisienne au service de la nation

L’INSEE prévoit une stagnation de l’économie française

MARQUÉE: Algérie, Allemagne, Boualem Sansal, Diplomatie, france
Béchir Lakani 13 novembre 2025
Partagez cet article
Facebook Twitter Whatsapp Whatsapp LinkedIn
Article précédent shutdown États-Unis : Trump promulgue la loi sur la fin du shutdown 
Article suivant Tourisme tunisien Lotfi Riahi : « La hausse de la TVA se traduit directement par une inflation artificielle »
Laissez un commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SUIVEZ-NOUS

Facebook Like
Twitter Follow
Youtube Subscribe

Adresse : 3, rue El Kewekibi 1002 Tunis – Tunisie
Tél : (+216) 71 790 773 / 71 792 499
Fax : 71 793 707 / 71 791 427
E-mail : contact@promedia.tn

SUIVEZ-NOUS

©2023 L’Économiste Maghrébin, All Rights Reserved

Removed from reading list

Undo
Content de te revoir!

Connectez-vous à votre compte

Lost your password?