De nombreuses familles marocaines n’ont pas pu compenser leur incapacité à acheter de la viande rouge par d’autres alternatives; et ce, après la hausse significative des prix du poulet ces derniers mois. Les familles sont habituées à une demande accrue de viande de volaille lorsque les prix du poisson et de la viande rouge augmentent.
Le président de l’Association nationale des éleveurs de poulets de chair, Mohamed Abboud, a affirmé, lundi 11 décembre 2023, que les prix du poulet, qui ont bondi à deux dollars le kilo, sont dus au manque de clarté de la concurrence sur le marché des aliments pour animaux et des poussins.
Il a également expliqué, dans une déclaration aux médias, que les prix élevés du poulet destiné à la consommation sont dus au coût élevé des matériaux impliqués dans le processus de production, principalement les aliments composés et les poussins.
M. Abboud a tenu les entreprises d’alimentation animale et les couvoirs responsables des prix élevés supportés par les petits et moyens éleveurs et les familles.
Les producteurs marocains ont confirmé que les prix du poulet dans les fermes se situent entre 1,5 et 1,8 dollar le kilo. Et que leur prix sur les marchés de détail atteint aujourd’hui plus de 2 dollars le kilo; après avoir été autour de 1,8 dollar il y a deux mois.
Les petits producteurs avaient précédemment appelé le ministre de l’Agriculture, de la Pêche, du Développement rural, des Eaux et Forêts, Mohamed Seddiki, à intervenir pour rééchelonner leurs dettes et leur allouer un soutien financier pour faire face aux effets de la crise, qui, selon eux, a exposé un certain nombre d’entre eux à la faillite.
Les producteurs attribuent la hausse des prix du poulet au cours de la période actuelle au déclin des capacités de production. Et ce, compte tenu de l’incapacité de nombreux producteurs à supporter les coûts au cours de l’été qui a connu des températures record.
Ils soulignent que l’accumulation des dettes de certains d’entre eux au cours de l’été ne leur a pas permis de s’approvisionner auprès des fournisseurs d’aliments. Ce qui a entraîné une baisse de la production, qui pourrait à nouveau augmenter dans les mois à venir.
Ainsi, les prix du poulet et de la viande rouge n’ont pas diminué. Alors que l’inflation a atteint 4,3 % en octobre dernier, tirée par les prix des matières premières alimentaires, qui ont augmenté de 8, 8%. Et tandis que les prix des matières premières non alimentaires ont augmenté de 1,3 %.