Un an après la double explosion au Liban au port de Beyrouth. Une catastrophe qui a dévasté non seulement les Libanais mais aussi le monde entier.
Un an plus tard au Liban, les Libanais pointent du doigt l’irresponsabilité des dirigeants et ce en raison de la corruption endémique du pays doublé de clientélisme. Ce qui a conduit le pays dans l’impasse. Que pense-t-on de ce qui s’est passé, un an plus tard?

Un an après l’explosion au port de Beyrouth
Le puzzle de l’enquête commence à prendre forme!
En clair, beaucoup d’interrogations et les réponses demeurent incertaines. Mais si on revient à cette journée effroyable, qu’en pensent les Libanais? Philippe Hage Boutros, journaliste économique à l’Orient-Le Jour nous raconte le choc de cette journée: « J’étais à 10 ou 15 kilomètres des lieux de l’explosion. J’étais parmi les personnes les moins malchanceuses, parce que j’étais assez proche pour pouvoir en être témoin et trop loin pour être touché. Je tiens aussi à ce que toutes les pensées aillent vraiment aux victimes, à leurs familles, à ceux qui ont été blessés et ceux qui ont perdu une partie de leur vie ce jour-là, que ce soit leur logement, leur entreprise même leur véhicule.
Le rapport d’expertise français écarte l’hypothèse d’une frappe aérienne
En somme, un immense puzzle est loin d’être achevé. D’ailleurs, on se demande qui a déclenché l’incendie au sein du hangar n°12 ayant précédé la redoutable déflagration ? Certains médias locaux évoquent la piste d’une frappe aérienne, voire même d’un incendie d’origine terroriste ou accidentelle… Ce sont autant d’hypothèses à examiner…
Cependant,, toujours selon l’Orient Le Jour, le rapport d’expertise français écarte l’hypothèse d’une frappe aérienne au Liban.
« Après l’explosion du 4 août, de nombreux Libanais qui se trouvaient au Liban ont rapporté avoir reconnu le vrombissement d’un avion. Tout en estimant que le bruit de la déflagration s’est propagé plus rapidement que l’image de l’explosion d’après les Français. », mentionne le dit rapport.
Tandis que la piste accidentelle demeure la plus logique, le rapport mentionne qu’un court-circuit électrique aurait pu mettre le feu aux poudres.
Entre un entrepôt contenant une large quantité de matériaux inflammables et hautement incompatibles, il y a de quoi se poser des questions. Puis qu’il comportait 23 tonnes de feux d’artifice, des pneus, du méthanol, des mèches d’allumage, des huiles, des meubles, du bois, de la nourriture et, par dessus tout 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium. En d’autres termes, toutes les conditions sont déjà réunies pour que ce cocktail puisse exploser au moindre incident. Et comme on dit, affaire à suivre car cela reste encore des zones d’ombre non élucidées…
