Révolution dans la lutte des classes : le tribun Mélenchon a découvert que le capital, ça rapporte.
C’est au détour d’un entretien fleuve de 2h30 avec François Lenglet, consultant finance de TF1, que Jean-Luc Mélenchon a lâché le morceau : « Je vis très confortablement », grâce à une retraite en partie financée par la capitalisation, ce système pourtant que son parti, La France insoumise (LFI) décrit d’ordinaire comme l’“antichambre de l’enfer“.
Il précise toutefois, en bon pédagogue, qu’il ne recommande pas ce système à la société. On appelle cela le principe de précaution : le fond de pension, c’est comme le feu d’artifice, on le laisse aux professionnels. Vous aurez compris l’adage : « ne faites pas ce que je fais, c’est bon pour moi mais mauvais pour vous ».
Un fidèle du « non » à la capitalisation. En 2020, il déposait des amendements pour supprimer l’épargne retraite en entreprise, qu’il décrivait comme le système rêvé par l’exécutif. Visiblement, il n’a rien contre les rêves des autres, tant qu’ils servent un peu les siens !
Au programme pour les autres : retraite à 60 ans, 40 annuités, pas de pension sous le Smic. Pour lui, c’est déjà réglé : il n’a pas attendu le programme !
Dans l’entourage, on assure que cette confidence n’a rien de gênant. On croit même savoir que les insoumis envisagent d’en faire un argument de campagne : « Avec moi, au moins, un retraité vit bien. » Reste à fixer la liste des bénéficiaires. Les Français devraient méditer mille fois avant de lui confier, éventuellement, les clés de l’Elysée !
Moralité : La politique a des raisons que la raison ignore !