L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a exprimé sa solidarité avec l’Union nationale de la femme tunisienne, dont les biens ont fait l’objet d’une saisie et les locaux ont été fermés. Elle appelle à la levée de ces mesures afin de permettre à l’organisation de reprendre ses activités.
Dans un communiqué, la centrale syndicale a demandé aux autorités et aux parties concernées de permettre à l’Union nationale de la femme tunisienne de retrouver l’usage de ses biens et de disposer de ses ressources pour relancer ses activités.
L’UGTT a également appelé les organisations nationales, les forces démocratiques, sociales, féministes et de défense des droits à faire preuve de solidarité et à agir conjointement pour préserver l’histoire de l’organisation et défendre le droit des femmes à s’organiser et à participer à la vie publique.
« La force de la Tunisie dépend de celle de ses organisations nationales », souligne la centrale syndicale, qui considère la protection du mouvement féministe comme une composante essentielle de la défense des droits, des libertés et des acquis sociaux.
L’Union nationale de la femme tunisienne traverse une grave crise financière, marquée par l’accumulation de dettes et des difficultés à assurer le paiement des salaires de ses employés. Pour tenter de surmonter cette situation, l’organisation féministe a également lancé un appel à la solidarité à travers l’organisation d’un marché solidaire destiné à collecter des fonds.