La Grèce poursuit son désendettement, à rebours de la tendance observée dans la zone euro, sa dette étant passée de 143,5 % à 140,8 % du produit intérieur brut (PIB) entre le premier et le deuxième trimestre 2026.
À l’échelle de la zone euro, la tendance est inverse. Le ratio de la dette publique a atteint 88,8 % du PIB fin juin, contre 88,4 % au premier trimestre et 87,3 % un an auparavant. Dans l’ensemble de l’Union européenne, il s’est établi à 82,9 %, contre 82,5 % au trimestre précédent et 81,4 % au deuxième trimestre 2025.
Le ratio d’endettement de la Grèce a diminué de 11,2 points de pourcentage en un an. En valeur absolue, la dette publique grecque s’élevait à environ 358,6 milliards d’euros fin juin, contre 368,6 milliards un an auparavant. Cette amélioration ne suffit toutefois pas à faire perdre à Athènes sa première place parmi les pays les plus endettés de l’Union. L’Italie se rapproche nettement, avec une dette équivalant à 139,9 % du PIB, soit seulement 0,9 point de moins que la Grèce. La France occupe la troisième position, à 119,1 %, devant la Belgique, à 110,2 %, et l’Espagne, à 101,4 %…
Des trajectoires budgétaires divergentes
La dynamique grecque contraste avec celle de plusieurs grandes économies européennes. Les ratios d’endettement ont augmenté dans quinze États membres entre le premier et le deuxième trimestre 2026; tandis que dix pays ont enregistré une baisse. Les hausses trimestrielles les plus marquées ont été observées en Pologne, au Portugal et en Lettonie. La dette publique de la zone euro représentait ainsi près de 14 438 milliards d’euros à la fin juin, selon Eurostat. Dans l’ensemble de l’Union européenne, elle atteignait environ 15 951 milliards d’euros.
Malgré la baisse rapide de son ratio, la Grèce reste donc confrontée à un niveau d’endettement exceptionnellement élevé. Son évolution favorable constitue néanmoins un contraste avec la remontée de la dette dans la zone euro et souligne les différences de trajectoire budgétaire entre les États membres.