Réunis à Erevan (Arménie) jusqu’au 30 octobre, les 196 parties à la Convention sur la diversité biologique font le premier bilan de l’accord de Kunming-Montréal. Quatre ans après, l’objectif de protéger 30 % des terres et des mers d’ici à 2030 reste hors d’atteinte, et l’argent continue d’aller massivement aux activités néfastes pour le vivant.
En 2023, selon le PNUE, 7 300 milliards de dollars de financements publics et privés ont soutenu des activités dommageables, contre 220 milliards pour les solutions fondées sur la nature : trente dollars pour dégrader contre un pour restaurer. Les subventions publiques néfastes atteignent 2 400 milliards, alors que l’accord prévoit de les réduire de 500 milliards par an d’ici à 2030. Seuls 27 % des pays ont inscrit cet objectif dans leurs engagements.
Côté protection, 18,4 % des terres et environ 10 % de l’océan mondial sont aujourd’hui couverts. Même avec tous les engagements tenus, les terres n’atteindraient que 27,5 % en 2030.
Les négociations butent sur le financement Nord-Sud (200 milliards par an visés d’ici à 2030, dont 30 milliards d’aide aux pays en développement) : nouveau fonds défendu par les pays africains, ou renforcement des dispositifs existants. Quant au fonds Cali, destiné à faire contribuer les entreprises exploitant les données génétiques du vivant, il n’avait recueilli que 6 000 dollars au 12 octobre.