Les coûts du transport maritime et de l’assurance représentent désormais plus d’un tiers de la valeur marchande du pétrole, selon l’OPEP. Cette envolée complique l’acheminement du brut et des produits pétroliers, tout en renforçant les pressions inflationnistes et les contraintes financières sur les économies productrices comme consommatrices.
Les frais de transport maritime et d’assurance liés aux cargaisons énergétiques ont dépassé un tiers de la valeur marchande du pétrole, ont indiqué des ministres de pays membres et non membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) participant à la Déclaration de coopération.
Réunis à Riyad lundi 12 octobre, en marge de la réunion ministérielle du Forum international de l’énergie et du Congrès mondial du pétrole, les responsables ont alerté sur les obstacles croissants à l’acheminement du pétrole brut et de ses dérivés. Ils ont également souligné que les perturbations des approvisionnements énergétiques alimentaient les pressions inflationnistes à l’échelle mondiale.
Selon un communiqué publié par l’OPEP, la hausse des coûts logistiques et des primes d’assurance pèse à la fois sur les pays producteurs et sur les pays consommateurs. Elle accentue les contraintes financières des acteurs du secteur et risque de freiner davantage la croissance économique mondiale.
La sécurité des routes maritimes en question
Face à cette situation, les ministres ont insisté sur la nécessité de protéger les routes maritimes internationales, essentielles à la continuité des échanges énergétiques. La hausse des coûts de transport rend les livraisons plus onéreuses et complique les opérations commerciales, en particulier lorsque les cargaisons doivent parcourir de longues distances.
Cette évolution intervient dans un contexte de tensions persistantes sur les flux énergétiques. L’augmentation des frais de fret et d’assurance peut modifier les arbitrages des acheteurs, favoriser les approvisionnements plus proches et réduire la rentabilité de certaines opérations d’importation.
L’augmentation des coûts d’acheminement constitue un facteur supplémentaire de renchérissement de l’énergie. Lorsqu’elle se répercute sur les prix du pétrole et des produits raffinés, elle peut alourdir les coûts de production, de transport et de distribution, avec des conséquences sur les prix à la consommation.
Les ministres ont indiqué qu’ils poursuivraient le suivi de la situation et renforceraient la coopération avec les gouvernements, les professionnels du secteur et les organisations internationales afin d’améliorer les conditions du transport maritime mondial. La maîtrise des coûts logistiques et la sécurisation des voies de navigation s’imposent ainsi comme des enjeux majeurs pour limiter les perturbations des marchés énergétiques et leurs répercussions économiques.