L’homme d’affaires Maher Chaâbane a été condamné à cinq ans de prison par la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis. Dans la même affaire, l’ancienne maire de La Goulette, Amel Limam, a écopé de la même peine. Les deux condamnés doivent également s’acquitter d’amendes dont le montant total dépasse deux millions de dinars.
Cette décision constitue une nouvelle étape dans un dossier judiciaire portant sur des soupçons de corruption, de favoritisme et d’irrégularités dans la gestion municipale, notamment autour de l’exploitation de la fourrière des Berges du Lac 2.
Il faut dire que le nom de Maher Chaâbane, homme d’affaires est au cœur de cette affaire en raison de ses intérêts économiques dans la zone, qui accueille plusieurs projets qui lui sont associés. Les investigations du Pôle judiciaire économique et financier se sont notamment intéressées aux conditions d’exploitation de la fourrière et aux éventuelles facilités administratives accordées dans le cadre de décisions relevant de la municipalité de La Goulette.
L’enquête visait à déterminer si certaines prérogatives municipales avaient pu bénéficier à des intérêts privés, dans un contexte marqué par des soupçons de favoritisme et d’abus de fonction impliquant l’ancienne maire, détenue depuis juin 2024.
Et ce n’est pas la seule affaire dans laquelle Maher Chaâbane serait impliqué, on évoque d’autres dossiers judiciaires portant entre autres sur des soupçons de corruption, de blanchiment d’argent et de falsification de documents. En tout cas, cette condamnation s’inscrit ainsi dans un contexte judiciaire plus large concernant les activités de l’homme d’affaires. Elle remet également en lumière les enjeux de transparence dans les relations entre responsables publics et opérateurs économiques, particulièrement lorsque l’attribution de services publics et les décisions administratives sont susceptibles d’avoir des répercussions sur des intérêts privés.