Cinq millions de mètres cubes d’eau économisés. C’est le bilan intermédiaire du Programme d’amélioration des performances de la SONEDE, cofinancé par l’Union européenne à hauteur de 12,4 millions d’euros, soit environ 41,8 millions de dinars. Un résultat encourageant — mais qui ne représente qu’un tiers de l’objectif fixé à 15 millions de m3 d’ici 2029.
Lancé en 2021, ce programme intervient dans sept gouvernorats du centre et du sud du pays : Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Gafsa, Gabès, Médenine et Tataouine – des régions parmi les plus exposées au stress hydrique et au changement climatique. L’enjeu est double : réduire les pertes dans les réseaux de distribution d’eau potable et soulager la pression sur des nappes phréatiques déjà surexploitées.
Déployé en deux phases, le programme ambitionne d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable pour près de deux millions d’habitants, tout en contribuant à la réduction des émissions de CO2 liées à la production et à la distribution de l’eau — un bénéfice environnemental rarement mis en avant dans ce type de projet.
Un tiers du chemin parcouru, deux tiers restant à parcourir. Dans des régions où l’eau est une denrée rare et où les effets du dérèglement climatique s’accélèrent, chaque mètre cube compte.