En utilisant ce site, vous acceptez la Politique de confidentialité et les Conditions d'utilisation.
Accept
Leconomiste Maghrebin
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
En lisant: 70 ans après l’indépendance, « la malédiction de la géographie » est toujours là
Partager
Notification Voir Plus
Dernières nouvelles
Dangote
Dangote ouvre le capital de sa raffinerie aux petits épargnants nigérians
Afrique International
hydrocarbures
Hydrocarbures : pas de recul, grève maintenue
A ne pas manquer Energie
La Tunisie porte la candidature de la « Muqaddima » d’Ibn Khaldoun à l’UNESCO
A ne pas manquer Culture Livres
Art et citoyenneté : L’appel à projets IN-SITU investit la Médina de Tunis
A ne pas manquer Arts Culture
Crédit photo: cartographie améliorée avec IA
70 ans après l’indépendance, « la malédiction de la géographie » est toujours là
A ne pas manquer Economie Finance
Aa
Aa
Leconomiste Maghrebin
  • Economie
  • Entreprise
  • Monde
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
Vous avez un compte existant ? Sign In
Follow US
  • Advertise
Leconomiste Maghrebin > Blog > Economie > Finance > 70 ans après l’indépendance, « la malédiction de la géographie » est toujours là
A ne pas manquerEconomieFinance

70 ans après l’indépendance, « la malédiction de la géographie » est toujours là

Nadia Dejoui
2026/09/21 at 1:11 PM
par Nadia Dejoui 6 Min Lecture
Partager
Crédit photo: cartographie améliorée avec IA
Partager
Faouzi Abderrahmane
Faouzi Abderrahmane

Depuis 1956, nous parlons d’une « Tunisie unifiée ». Mais qu’en est-il réellement ? Derrière les chiffres, que révèle la réalité du terrain ? Faouzi Abderrahmane, ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, dresse un bilan économique via sa page officielle Facebook.

Il part du constat suivant concernant le tissu industriel : 85 % des entreprises industrielles et 87,5 % de la main-d’œuvre industrielle se concentrent dans seulement 13 gouvernorats côtiers. Quant à l’indice de développement régional 2024, il s’établit à 5,39 pour  Tunis, contre 1,36 pour Kasserine, soit près de quatre fois moins.

L’investissement privé est quatre fois moins important à l’intérieur du pays, malgré un investissement public par habitant plus élevé dans l’ouest de la Tunisie. En matière d’investissement direct étranger (2025), 64 % du total des investissements étrangers (hors énergie) sont dirigés vers la seule région du Grand Tunis et sa périphérie.

Le chômage par région montre des écarts marqués : Tataouine arrive systématiquement en tête (32 %), suivie de Gafsa (28,2 %) et de Kebili (25,8 %), contre Monastir (6,6 %) et Sfax (9,8 %). Mais l’essentiel ici n’est pas le chiffre en lui-même, mais ce qu’il révèle : Tunis même (19,5 %) et Ben Arous (18,4 %) enregistrent un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. « Ce n’est pas une contradiction avec la « malédiction de la géographie », mais une confirmation plus profonde de celle-ci : les grandes villes elles-mêmes sont entourées de ceintures de quartiers populaires (comme El Tadamoun, Douar Hicher et certaines parties de Ben Arous et de la Manouba) dont les indicateurs sont tout à fait similaires à ceux de l’intérieur du pays. La malédiction de la géographie ne se limite pas à l’opposition entre l’Est et l’Ouest ; elle se répète au sein même de l’Est, entre le centre-ville et sa périphérie », explique-t-il. 

Quant au taux de pauvreté (2021), il est de 4,7 % dans le Grand Tunis contre 37 % dans le Centre-Ouest, soit près de huit fois plus.

Par ailleurs, l’analphabétisme serait en hausse. Il est d’environ 10 % à Tunis et à Ben Arous. Tandis qu’à Jendouba et à Kasserine, il dépasse les 25–28 %.

L’économie informelle, quant à elle, dépasse les 50 % à Mahdia, à Sidi Bouzid, à Kairouan et à Médenine. Du côté de la croissance démographique, alors que le taux national affiche une croissance annuelle de 0,87 %, les gouvernorats du Kef et de Siliana connaissent une croissance démographique négative, traduisant un véritable recul de la population.

Au baccalauréat 2024, Sfax arrive en tête, tandis que Kasserine et Gafsa ferment la marche (29,87 % et 28,82 %). L’écart est moins marqué que dans d’autres domaines (près de deux fois plus important), mais il reste bien réel et récurrent depuis des décennies.

Concernant les hôpitaux universitaires, les neuf hôpitaux universitaires historiques sont tous situés dans des villes de l’est du pays. Un premier correctif partiel ? Une décision prise il y a quelques jours à peine, le 31 juillet 2026, confère pour la première fois le statut d’hôpital universitaire à l’hôpital de Jendouba ainsi qu’à certains services de Kasserine et de Kébili.

En matière d’hébergements touristiques, plus de 51 % des 895 établissements se trouvent dans trois régions touristiques côtières seulement ; le reste se répartit principalement sur d’autres zones côtières, avec une présence quasi inexistante de l’intérieur du pays dans l’ensemble du secteur.

Tout cela nous amène à dire que l’histoire se répète et ne change pas : entre 1956 et 2011, 80 % à 90 % des crédits de développement ont été alloués à la Tunisie orientale; contre seulement 10 % à 20 % à la Tunisie occidentale. Aujourd’hui, les gouvernorats du nord-est et du littoral attirent plus de 70 % des investissements privés déclarés. Tandis que la part cumulée de plusieurs gouvernorats de l’intérieur ne dépasse pas 15 % du total des investissements nationaux. Ce chiffre est inchangé depuis des décennies.

Sept décennies d’indépendance, quatre programmes de développement successifs, un système politique qui a radicalement changé à plusieurs reprises  et la seule constante qui n’ait jamais varié est cette concentration de la richesse à l’est. Mieux encore, cette concentration se reproduit à plus petite échelle au sein des grandes villes, entre leur centre et leurs banlieues populaires.

En guise de conclusion, Faouzi Abderrahmane souligne que « la Tunisie n’a pas besoin d’une énième réforme partielle. Elle a besoin d’être reconstruite à partir de ses fondements,  selon un modèle de développement entièrement nouveau, et non d’un simple rafistolage d’un modèle qui a prouvé son échec répété au cours de sept décennies entières : un modèle à deux vitesses, ou deux modèles pour un seul pays ».

Et voici l’une des amères ironies avérées : « seules les prisons restent les plus équitables en termes de répartition géographique avec 30 établissements pénitentiaires répartis dans 22 des 24 gouvernorats. « L’État qui n’a pas réussi à construire un hôpital dans chaque région a réussi à construire une prison dans presque chaque région » conclut Faouzi Abderrahmane. 

Articles en relation

Mondial 2030 : Fitch craint un surcoût pour le Maroc

Liberté d’investissement 2026 : la Tunisie signe son pire score depuis 1995

Avec 1.9 Mrd de dinars, la Tunisie séduit les investisseurs…vraiment?

Chaque goutte compte : l’eau va-t-elle devenir le nouveau frein à la croissance tunisienne ?

États-Unis : JPMorgan investira plus de 750 milliards de dollars dans le logement d’ici 2035

MARQUÉE: 70 ans après l'indépendance, Inégalité, investissement
Nadia Dejoui 21 septembre 2026
Partagez cet article
Facebook Twitter Whatsapp Whatsapp LinkedIn
Article précédent Genève : la Tunisie réclame ses fonds spoliés pour financer son développement
Article suivant Art et citoyenneté : L’appel à projets IN-SITU investit la Médina de Tunis
Laissez un commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SUIVEZ-NOUS

Facebook Like
Twitter Follow
Youtube Subscribe

Adresse : 3, rue El Kewekibi 1002 Tunis – Tunisie
Tél : (+216) 71 790 773 / 71 792 499
Fax : 71 793 707 / 71 791 427
E-mail : contact@promedia.tn

SUIVEZ-NOUS

©2023 L’Économiste Maghrébin, All Rights Reserved

Removed from reading list

Undo
Content de te revoir!

Connectez-vous à votre compte

Lost your password?