En utilisant ce site, vous acceptez la Politique de confidentialité et les Conditions d'utilisation.
Accept
Leconomiste Maghrebin
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
En lisant: Selma Batti : « Avec l’IA, nous risquons de rester des consommateurs plutôt que des producteurs »
Partager
Notification Voir Plus
Dernières nouvelles
Numérique, sécurité, infrastructures : la CEDEAO et la Tunisie veulent approfondir leur partenariat
A ne pas manquer Afrique
TTN dévoile « El Fatoora », son nouveau portail de facturation électronique
A ne pas manquer Entreprise Services
CEPEX
Cap sur Abuja : le CEPEX veut accélérer les exportations tunisiennes dans l’agriculture
Non classé
Industrie automobile : un nouvel investissement chinois en vue en Tunisie
A ne pas manquer Entreprise Industrie
Croissance
Le commerce des services explose… mais laisse les pays pauvres sur le carreau
A ne pas manquer Economie Economie internationale
Aa
Aa
Leconomiste Maghrebin
  • Economie
  • Entreprise
  • Monde
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
Vous avez un compte existant ? Sign In
Follow US
  • Advertise
Leconomiste Maghrebin > Blog > Idées > Interviews > Selma Batti : « Avec l’IA, nous risquons de rester des consommateurs plutôt que des producteurs »
A ne pas manquerEconomieInterviews

Selma Batti : « Avec l’IA, nous risquons de rester des consommateurs plutôt que des producteurs »

Nadia Dejoui
2026/09/15 at 7:28 PM
par Nadia Dejoui 7 Min Lecture
Partager
Partager

Alors que les voitures autonomes sans chauffeur et les technologies pilotées par intelligence artificielle (IA) se développent aux États-Unis et en Europe, la Tunisie affiche un retard certain en matière de production technologique. Pour l’universitaire Selma Batti, ce retard n’est pas irrattrapable, à condition de bâtir une véritable stratégie nationale de valorisation des données et de mieux accompagner les jeunes innovateurs. Interview: 

Comment imaginez-vous le monde de demain avec l’IA ? Aux États-Unis et en Europe, on voit déjà circuler des voitures autonomes et apparaître des appareils pilotés sans intervention humaine. La Tunisie pourrait-elle rattraper ce retard dans les années à venir ? Que faut-il faire pour être en phase avec le XXIᵉ siècle et les nouvelles technologies ?

Selma Batti : Le retard technologique existe dans de nombreux pays, pas uniquement en Tunisie. Nous ne sommes certainement pas dans la pire des situations.

Contents
Alors que les voitures autonomes sans chauffeur et les technologies pilotées par intelligence artificielle (IA) se développent aux États-Unis et en Europe, la Tunisie affiche un retard certain en matière de production technologique. Pour l’universitaire Selma Batti, ce retard n’est pas irrattrapable, à condition de bâtir une véritable stratégie nationale de valorisation des données et de mieux accompagner les jeunes innovateurs. Interview: Comment imaginez-vous le monde de demain avec l’IA ? Aux États-Unis et en Europe, on voit déjà circuler des voitures autonomes et apparaître des appareils pilotés sans intervention humaine. La Tunisie pourrait-elle rattraper ce retard dans les années à venir ? Que faut-il faire pour être en phase avec le XXIᵉ siècle et les nouvelles technologies ?

La Tunisie dispose d’un avantage : l’intelligence artificielle a toujours été intégrée, dans une certaine mesure, dans les formations universitaires. Elle n’y occupe peut-être pas encore une place suffisante, mais nous avons tout de même des compétences, des ingénieurs et des étudiants formés dans ce domaine. Ils peuvent être très compétitifs et sont déjà très demandés dans les secteurs de l’IA et de la technologie.

En revanche, en tant que producteur de technologies, la Tunisie est en retard sur plusieurs aspects. Il faudrait une vision globale de notre approche technologique. Une coalition entre plusieurs pays maghrébins et arabes pourrait également contribuer à rééquilibrer les rapports de force face aux grandes entreprises technologiques internationales, notamment les GAFAM ( Google (Alphabet), Apple, Facebook (Meta), Amazon et Microsoft ..) qui ont pris une avance considérable grâce à la valorisation des données.

En Tunisie, nous n’avons pas suffisamment valorisé nos données. Pourtant, notre pays a été parmi les premiers de la région à accéder à Internet, dès 1986. Nous sommes cependant restés principalement des utilisateurs. Nous ne disposons pas encore d’une autonomie suffisante en matière de centres de données et de gestion de nos propres informations.

Nous ne possédons pas toujours les structures nécessaires pour valoriser nos données. Or, derrière toute solution d’intelligence artificielle, il doit y avoir une véritable infrastructure de données. Il faut donc retrouver une autonomie dans la gestion et l’exploitation de nos informations, au lieu de les confier systématiquement à des serveurs étrangers.

C’est un domaine dans lequel nous accusons un retard important. Ce qui risque de prolonger, pendant plusieurs années encore, notre dépendance à l’égard de l’intelligence artificielle. Nous resterons alors des consommateurs plutôt que des producteurs ou des innovateurs dans ce domaine.
Ce retard peut toutefois être rattrapé, mais cela nécessite une vision globale, qui dépasse l’échelle d’une entreprise ou d’une société. Il faut mettre en place une stratégie nationale, voire régionale, définissant où se trouvent nos données, comment elles doivent être structurées et valorisées, et de quelle manière elles doivent être protégées.

Il faut également prendre en compte les questions liées au stockage et à la sécurité. L’intelligence artificielle pose donc un problème fondamental, mais des solutions existent.

Nous ne deviendrons peut-être jamais les premiers producteurs mondiaux de modèles d’intelligence artificielle. En revanche, nous pouvons être compétitifs dans le développement de solutions basées sur l’IA. Il existe des domaines dans lesquels la Tunisie peut se distinguer.
Nous pouvons notamment développer des technologies de pointe dans l’agriculture. L’intelligence artificielle peut aider les agriculteurs à déterminer leurs besoins en eau et à optimiser l’irrigation de leurs cultures.

Il existe également des startups tunisiennes qui ont développé des solutions innovantes dans le domaine de l’eau. Certaines ont bénéficié de financements américains et français et ne sont plus entièrement tunisiennes au sens strict. Cela montre néanmoins que les solutions existent et qu’il faut mieux soutenir les entrepreneurs qui les portent.

Les grandes entreprises technologiques disposent aujourd’hui d’une puissance considérable. Comment les pays peuvent-ils accompagner et valoriser les initiatives locales ?

Dans le domaine de l’innovation technologique, les grandes entreprises disposent parfois d’une puissance supérieure à celle des gouvernements et même des États. Lorsqu’une entreprise comme Google ou Meta s’intéresse à une solution, il est difficile pour un gouvernement de rivaliser avec ses moyens.

Le fait que des solutions tunisiennes aient réussi à s’imposer à l’échelle internationale est positif, mais il faut aller plus loin. Il faut préserver leur origine, mieux valoriser les compétences locales et trouver les moyens de promouvoir nos solutions auprès des acteurs internationaux.
La Tunisie dispose de compétences suffisantes pour créer, innover et faire la différence. Mais il faut davantage de financements, d’infrastructures et d’accompagnement.

Il ne s’agit pas uniquement d’infrastructures technologiques, mais aussi d’infrastructures logistiques et d’un encadrement adapté. Aujourd’hui, la Tunisie forme un grand nombre d’ingénieurs qui partent ensuite à l’étranger. Il faut donc se demander qui restera dans le pays, dans quelques années, pour concevoir et développer les nouvelles solutions.

Nous ne devons pas nous limiter à exporter nos compétences. Il faut trouver un équilibre entre l’ouverture internationale et l’investissement intérieur. Cette question dépasse la technologie : elle concerne aussi la manière dont nous envisageons l’avenir de la Tunisie.

Pour conclure, êtes-vous  ou optimiste avec lucidité  ou réaliste?

Cela dépend des moments. Lorsque je découvre des projets remarquables, je suis très optimiste quant à l’avenir de la Tunisie et à notre capacité à répondre aux problématiques actuelles par l’innovation.

Mais je constate également les difficultés rencontrées par de jeunes innovateurs qui ne parviennent pas à trouver les locaux, les infrastructures et les équipements nécessaires. Les coûts augmentent, et le matériel informatique indispensable au développement de solutions technologiques devient de plus en plus cher et difficilement accessible pour les startups.

Ma vision est donc mitigée. Je suis préoccupée par la situation des jeunes d’aujourd’hui, car le problème ne réside pas dans le manque d’idées. Les idées et la volonté existent. La véritable question est de savoir si les moyens nécessaires sont disponibles.

Articles en relation

IA: les ingénieurs face à la transformation du marché de l’emploi

IA : le monde arabe promet encore une fois de « ne plus être spectateur »

En Chine, l’inflation repart à la hausse, alimentée par le pétrole et l’IA

OpenAI dans la tourmente après un détournement d’IA en Allemagne

Jordanie : le gouvernement recrute une porte-parole virtuelle plus rapide que le communiqué et plus calme que le ministre

MARQUÉE: données., IA, production technologique, Selma Batti, souveraineté numérique, Technologie
Nadia Dejoui 15 septembre 2026
Partagez cet article
Facebook Twitter Whatsapp Whatsapp LinkedIn
Article précédent "Le ministère de l'éducation s'emploie à lutter contre la corruption et les défaillances" a-t-elle indiqué, signalant que plus de 100 dossiers sont parvenus à la cellule de gouvernance et de lutte contre la corruption. Saloua Abassi serait visée par une plainte à Gabès
Article suivant blanchiment d'argent BVMT : le CMF épingle 20 émetteurs pour retard dans la publication de leurs comptes semestriels
Laissez un commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SUIVEZ-NOUS

Facebook Like
Twitter Follow
Youtube Subscribe

Adresse : 3, rue El Kewekibi 1002 Tunis – Tunisie
Tél : (+216) 71 790 773 / 71 792 499
Fax : 71 793 707 / 71 791 427
E-mail : contact@promedia.tn

SUIVEZ-NOUS

©2023 L’Économiste Maghrébin, All Rights Reserved

Removed from reading list

Undo
Content de te revoir!

Connectez-vous à votre compte

Lost your password?