La nouvelle unité de production d’électricité à partir des déchets organiques de Djerba entrera en service à la mi-octobre.
Le directeur général de l’Agence nationale de gestion des déchets, Badreddine Lasmar, invité ce lundi 7 septembre 2026 de l’émission « Yawm Said » sur la Radio nationale, affirme que le projet permettra de produire environ 2 kilowatts par heure, soit près de 1 120 kilowatts par an. Financé à hauteur d’un million de dollars dans le cadre d’une coopération tuniso-nippo-italienne, le dispositif transformera près de 6 000 tonnes de déchets organiques collectés auprès des hôtels, auxquels s’ajouteront entre 700 et 1 000 tonnes de déchets verts.
Autre dossier sensible évoqué par le responsable : la décharge de Jradou, dédiée au traitement des déchets dangereux, qui reste fermée pour des raisons sociales. Les déchets qui y étaient stockés ont dû être exportés pour être traités à l’étranger, à un coût très élevé. L’Agence en est désormais aux dernières étapes du choix d’un partenaire pour rouvrir le site ; le réaménagement et la rénovation de l’unité sont programmés entre la fin 2026 et le début 2027.
La Tunisie a franchi la barre des 45 %
Sur le volet des huiles alimentaires usagées, la Tunisie a franchi la barre des 45 %. Un taux qui grimpe jusqu’à 50 % indique encore M. Lasmar. Le pays consomme chaque année entre 220 000 et 240 000 tonnes d’huiles alimentaires, générant ainsi 80 000 à 90 000 tonnes de résidus usagés. Environ 3 000 tonnes sont converties en énergie puis exportées. Tandis que 10 000 tonnes supplémentaires entrent dans la fabrication de diverses matières, notamment les peintures murales. Plus de 80 000 tonnes de déchets plastiques sont par ailleurs collectées chaque année à des fins de recyclage.
Concernant les déchets médicaux, la production moyenne atteint 2,37 kg par lit et par jour, avec un volume annuel estimé entre 16 000 et 18 000 tonnes, dont 40 % sont classés dangereux. Un tri est assuré au sein même des établissements de santé. Et neuf structures agréées assurent leur traitement, pour une capacité totale dépassant 7 000 tonnes.
Enfin, dans le cadre de l’économie circulaire, l’Agence favorise chaque année la création de 900 à 1 000 micro-entreprises spécialisées dans la collecte, le recyclage et la valorisation des déchets, les métaux figurant parmi les matières les plus rentables à ce titre.