Wifak International Bank affiche un bénéfice de 2,2 millions de dinars (MDT) au premier semestre 2026, contre 2,1 MDT à la même période de 2025, soit une progression modeste de 1,6 %. Un résultat net en apparence tranquille, qui masque pourtant une activité en forte accélération – et un coût du risque qui grimpe.
Le produit net bancaire, lui, ne connaît pas la même retenue : il bondit de 19 % à 59,6 MDT, porté par une dynamique commerciale solide sur l’ensemble des segments islamiques. Les opérations Ijara progressent de 18 %, le portefeuille Mourabaha de 8 %, et les opérations Wakala Bel Istithmar s’envolent de 69 %. Des performances qui témoignent d’un appétit croissant pour les produits de finance islamique sur le marché tunisien.
L’ombre au tableau vient du coût du risque, en hausse de 40 % à 11,2 millions de dinars. Cette dégradation s’explique principalement par le doublement des dotations aux provisions sur créances additionnelles, un signal que la qualité du portefeuille mérite surveillance, dans un contexte économique qui reste sous pression.
Bonne nouvelle en revanche sur le front de la notation : Fitch Ratings a relevé la note de Wifak Bank à BBB avec perspectives stables, soit une progression de deux crans. Une reconnaissance externe qui renforce la crédibilité de l’établissement et pourrait faciliter ses levées de fonds futures.