Le président iranien, Massoud Pezechkian, affirme que les nouvelles mesures économiques américaines ne permettraient pas à Washington d’obtenir de résultats contre l’Iran. Cette déclaration intervient deux jours après l’annonce par le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, d’un plan destiné à accentuer la pression économique sur Téhéran et à « provoquer son asphyxie économique ».
Mercredi 26 août 2026, Massoud Pezechkian a assuré que les États-Unis n’obtiendraient « rien » de leur nouvelle campagne de pression économique, estimant que les précédentes mesures n’avaient pas davantage permis de modifier la position iranienne. Téhéran continuera à résister aux sanctions tout en maintenant officiellement sa préférence pour le dialogue et la négociation afin de résoudre les différends, a-t-il ajouté.
A rappeler que lundi 24 août, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif visant à réduire les ressources économiques de l’Iran. Washington entend également exercer une pression sur les pays et acteurs économiques qui continueraient à commercer avec Téhéran. Cette stratégie vise notamment les revenus et les réseaux commerciaux permettant à l’Iran de maintenir ses échanges malgré les sanctions américaines…
Cette position intervient alors que les relations entre Washington et Téhéran restent fortement tendues après le conflit et les nouvelles mesures américaines visant l’économie iranienne.
Parallèlement, l’armée iranienne affirme avoir réparé les systèmes d’armement endommagés pendant la guerre et avoir introduit de nouveaux équipements dans le pays.
Ceci étant, l’économie iranienne reste confrontée à de lourdes contraintes : sanctions, difficultés d’accès aux marchés internationaux, pression sur les recettes pétrolières et affaiblissement de la monnaie. Pour Washington, l’objectif est de réduire davantage les marges de manœuvre financières de Téhéran. Pour les autorités iraniennes, l’enjeu est au contraire de démontrer que l’économie nationale peut continuer à fonctionner malgré l’isolement.
Le bras de fer entre Washington et Téhéran entre ainsi dans une nouvelle phase : les États-Unis misent sur l’asphyxie économique, tandis que l’Iran affirme que la pression ne fera pas plier son gouvernement et continue de mettre en avant la voie de la négociation.