L’activité du secteur privé de la zone euro s’est améliorée en juillet, retrouvant son niveau d’avant la guerre en Iran.
En particulier, les données préliminaires, publiées dimanche 26 juillet, de l’indice composite des directeurs d’achat (PMI) compilé par S&P Global montrent qu’il est passé de 50 en juin à 51,9 en juillet. C’est la première fois depuis mars que l’indice dépasse 50, le niveau qui sépare les zones de croissance et de contraction.
Les deux plus grandes économies de la région ont également affiché des résultats supérieurs aux attentes, selon l’enquête. L’indice allemand a bondi de manière inattendue au-dessus de 50 (51,2 contre 49,5). Mettant ainsi fin à un trimestre de contraction. Tandis que le repli de l’activité économique en France a été le plus faible depuis février (49,6 contre 47,2).
« Le mois de juillet a été marqué par une reprise de l’activité économique dans la zone euro », déclare Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global Market Intelligence. « Toutefois, la volatilité du contexte géopolitique actuel ne permet pas de savoir si cette embellie se maintiendra » poursuit-il.
Avec la remontée des prix du pétrole et l’intensification des inquiétudes concernant le transport maritime, « il existe un risque de nouveau ralentissement de l’économie. Et ce, si les pressions inflationnistes augmentent à nouveau en raison des perturbations de l’approvisionnement, notamment dans le secteur de l’énergie », avertit encore M. Williamson.
Cependant, pour l’instant, l’enquête apporte de bonnes nouvelles concernant l’inflation. Les pressions sur les coûts ayant fortement diminué pour atteindre leur niveau le plus bas depuis le début de la guerre. Ce qui a contribué à contenir l’inflation des prix de vente de tous les biens et services. « Cela limitera la pression exercée sur la BCE quant à un besoin immédiat de nouvelles hausses de taux », souligne l’économiste en chef de S&P Global Market Intelligence.
A cet égard, notons que les indices PMI sont scrutés de près par les marchés, car leur publication en début de mois peut révéler des tendances et des points d’inflexion dans l’économie. Cependant, mesurant l’ampleur des variations de la production plutôt que leur profondeur, les enquêtes auprès des entreprises sont souvent difficiles à corréler directement avec le PIB trimestriel.