L’économie de la zone euro devrait afficher une croissance plus solide que prévu en 2026. Une enquête de Bloomberg auprès des analystes, publiée le 10 août, porte désormais la prévision à 0,8 %, contre 0,5 % auparavant. Et ce, grâce notamment à une performance meilleure qu’attendu au deuxième trimestre.
L’économie de la zone euro fait preuve d’une résistance supérieure aux anticipations face aux multiples chocs qui ont marqué les derniers mois. Selon une enquête réalisée par Bloomberg auprès d’analystes, la croissance des 21 pays de la zone devrait atteindre 0,8 % en 2026; contre 0,5 % dans la précédente prévision.
Cette révision repose essentiellement sur la performance enregistrée au deuxième trimestre. Entre avril et juin, le produit intérieur brut de la zone euro a progressé de 0,4 %. Soit deux fois plus que ce qu’avaient anticipé les économistes.
Pour le troisième trimestre, les analystes maintiennent leur prévision d’une croissance de 0,2 %, avant une accélération progressive au cours des trimestres suivants.
La performance est d’autant plus notable que l’économie européenne a dû absorber plusieurs chocs : hausse des prix de l’énergie, restructurations et suppressions d’emplois dans l’industrie automobile, incendies et niveaux historiquement bas des cours d’eau affectant certaines voies navigables stratégiques.
Le climat économique semble toutefois s’améliorer. Les perspectives d’un apaisement du conflit au Moyen-Orient et d’une réouverture du détroit d’Ormuz contribuent notamment à réduire une partie des inquiétudes liées à l’approvisionnement énergétique.
L’Allemagne pourrait également jouer un rôle moteur. La première économie européenne augmente fortement ses dépenses militaires. Ce qui devrait soutenir l’activité dans les prochaines années.
Selon une autre enquête de Bloomberg, la croissance allemande pourrait atteindre 1,2 % en 2028, contre 0,8 % cette année. Cette prévision a été relevée par rapport aux 0,6 % anticipés le mois précédent.
La zone euro demeure donc confrontée à d’importants risques. Mais sa résistance récente conduit les analystes à adopter un scénario plus favorable pour la croissance européenne.