Face au déficit chronique de production d’électricité durant la saison estivale, particulièrement lors des pics de consommation matinale et nocturne, il devient impératif d’impliquer directement les abonnés de la STEG dans la résolution de cette crise. L’aggravation d’année en année de la situation fait désormais peser un risque économique et social majeur sur le pays.
Pour inverser cette tendance sans peser sur les finances publiques, deux mesures urgentes devraient être adoptées le plus rapidement possible (dans les semaines à venir):
- Autorisation des onduleurs hybrides et du stockage par batteries.
La STEG doit lever les restrictions techniques et autoriser l’ensemble de ses clients à installer des onduleurs hybrides associés à des batteries de stockage. Actuellement, la puissance photovoltaïque installée chez les abonnés avoisine les 400 MW. Or, sans onduleur hybride, ces installations se coupent automatiquement en cas de délestage, rendant cette énergie indisponible au moment où le réseau en a le plus besoin. Permettre le stockage sécuriserait le réseau national « à coût zéro » pour la STEG et l’État.
- Moratoire fiscal sur les équipements solaires importés.
Il est stratégique de suspendre, pour une période minimale de deux ans, les droits de douane et taxes applicables aux équipements photovoltaïques importés. Cette incitation fiscale est indispensable pour massifier rapidement l’adoption de l’énergie solaire par les consommateurs et soulager durablement la demande sur le réseau public.
- Autoriser le dédoublement de la puissance des centrales solaires réalisées dans le cadre de régime des autorisations.
Cette dernière solution peut aussi contribuer aux efforts de rétablissement de la situation, et elle consiste à permettre aux promoteurs disposants des autorisations sous le régime d’“autorisation“ de doubler la puissance des centrales solaires déjà autorisée.
Le promoteur doit prendre en charge tous les investissements nécessaires y compris les coûts de renforcement éventuel des lignes électriques.
SBA