Les États-Unis devraient annoncer prochainement une nouvelle série de droits de douane visant une soixantaine d’économies. C’est le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, qui l’a déclaré, assurant que ces mesures s’inscrivent dans la stratégie commerciale de l’administration Trump visant à renforcer la protection de l’industrie américaine.
Le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a annoncé que de nouveaux droits de douane visant environ 60 économies devraient être dévoilés prochainement, à l’issue d’enquêtes commerciales menées par son administration. Les conclusions de ces investigations sont attendues d’ici la fin de la semaine.
Ces nouveaux droits de douane ont vocation à remplacer les taxes temporaires de 10 % mises en place après que la Cour suprême américaine a invalidé une grande partie des droits de douane instaurés précédemment par Donald Trump. L’administration cherche désormais à leur donner une base juridique plus solide en s’appuyant sur les dispositions de la Section 301 du Trade Act de 1974, qui permet de sanctionner des pratiques commerciales jugées déloyales.
L’Union européenne et plusieurs partenaires commerciaux concernés
Selon les documents publiés par l’USTR, les mesures, qui pourraient concerner 59 pays ainsi que l’Union européenne, avec des taux envisagés compris entre 10 % et 12,5 %, selon les conclusions des enquêtes relatives aux pratiques commerciales et à la lutte contre les produits issus du travail forcé. Parmi les économies visées figurent notamment la Chine, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, le Brésil, l’Inde, la Turquie, plusieurs pays du Golfe ainsi que l’Union européenne.
L’administration américaine estime que plusieurs partenaires commerciaux ne luttent pas suffisamment contre les importations de produits fabriqués à l’aide du travail forcé. Ce qui créerait une concurrence jugée déloyale pour les entreprises américaines.
Si ces nouveaux droits de douane sont confirmés, ils pourraient affecter une part importante des échanges internationaux et raviver les tensions commerciales entre Washington et ses principaux partenaires.