Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle a annoncé avoir approuvé, jusqu’à fin 2025, le soutien de plus de 770 projets et petites entreprises en difficulté. Et ce, dans le cadre d’un programme lancé en 2024 visant à leur permettre de retrouver leur dynamique économique.
Le coût global de ce dispositif s’élève à près de 24 millions de dinars, consacrés notamment à l’accompagnement et à la relance des structures concernées.
Lors d’une séance d’audition organisée jeudi par la Commission des services et du développement social du Conseil national des régions et des districts, consacrée au programme d’autonomisation économique, les représentants du ministère ont également indiqué que l’esprit entrepreneurial a été intégré comme matière fondamentale dans les programmes pédagogiques de la formation professionnelle depuis 2024.
Dans ce cadre, l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) a assuré la formation de plus de 930 porteurs de projets. Tandis que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) a formé plus de 130 formateurs répartis sur 54 centres. Au total, le programme a bénéficié à plus de 2 000 personnes.
Plus de 5 700 demandes financées ou en cours de financement
Concernant le financement des projets, le ministère a fait état de plus de 5 700 demandes ayant obtenu un financement ou étant en cours de traitement.
Par ailleurs, 3 077 demandes ont été enregistrées en 2025 dans le cadre de la ligne de financement destinée aux personnes en situation de handicap. Le ministère a également examiné 130 dossiers au profit des bénéficiaires de la Fondation Fida, dont certains ont déjà obtenu un financement; tandis que les autres sont encore en phase de finalisation.
Afin de renforcer l’accès au financement, un contrat d’objectifs a été signé avec la Banque tunisienne de solidarité (BTS).
15 000 emplois créés dans le cadre du programme « Grands employeurs »
Les représentants du ministère ont également mis en avant le programme des « Grands employeurs », développé dans le cadre d’un partenariat entre les secteurs public et privé. Sa première phase a permis de créer 15 000 emplois, principalement dans les secteurs de la fabrication de composants automobiles et des technologies de l’information.
Sur le volet de la formation professionnelle, le ministère poursuit l’équipement de 11 centres de formation ainsi que la restructuration de plusieurs établissements dans différentes régions.
Plus de 60 interventions ont également été réalisées en 2025 et 2026 afin d’améliorer les conditions d’accueil dans les internats et d’augmenter leur capacité d’hébergement de plus de 150 lits.
Le ministère a par ailleurs lancé le programme national « Nouvelle chance », destiné à favoriser la réintégration des jeunes ayant quitté précocement le système scolaire.
Appel à simplifier les procédures
Au cours des discussions, plusieurs députés ont appelé à simplifier les procédures d’inscription et d’accès au financement, notamment pour les habitants des zones rurales.
Ils ont également insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les structures de formation professionnelle et les différents ministères afin de développer des programmes mieux adaptés aux besoins réels du marché de l’emploi.