La Tunisie a lancé, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), une première expérimentation en conditions réelles d’un film monomoléculaire destiné à limiter les pertes d’eau par évaporation. L’étude pilote est menée sur le lac collinaire de Kamech dans le cadre du projet TEC-Eau, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture.
Cette expérimentation vise à évaluer l’efficacité technique, économique et environnementale de cette technologie, ainsi que son impact sur la qualité de l’eau, les écosystèmes aquatiques et la biodiversité. Les travaux sont conduits avec l’appui scientifique du Centre de Recherches et des Technologies des Eaux (CERTE) et de plusieurs institutions nationales.
L’initiative intervient dans un contexte de stress hydrique aggravé par le changement climatique et les sécheresses récurrentes. Selon la FAO, les pertes par évaporation sur les 37 barrages tunisiens ont atteint un pic de 1,1 million de m³ par jour le 12 juillet.
La Tunisie, qui mobilise plus de 90 % de ses ressources hydriques et dispose de 37 grands barrages, 234 barrages collinaires et 925 lacs collinaires, cherche désormais à améliorer l’efficience de ses infrastructures hydrauliques.
Les résultats de cette étude serviront à orienter les travaux du comité national sur la réduction de l’évaporation et à appuyer les futures politiques publiques de gestion durable des ressources en eau.