L’inflation en Turquie a baissé pour la première fois depuis le début de la guerre avec l’Iran, grâce notamment à la baisse des prix de l’énergie.
Les données publiées vendredi 3 juillet par TurkStat mettent fin à deux mois consécutifs d’accélération de l’inflation, la Turquie (grand importateur de pétrole et de gaz) ayant été frappée par une flambée des coûts de l’énergie suite à la perturbation effective du transit par le détroit d’Ormuz.
Les responsables de la politique monétaire subissent une pression croissante de la part des entreprises et des banques en raison de la lenteur de la déflation. Les taux d’intérêt sont restés proches de 40 % pendant la majeure partie de l’année écoulée, tandis que les progrès en matière de maîtrise de l’inflation sont au point mort.
Pour limiter les effets secondaires de l’inflation énergétique, rappelle-t-on, la Banque centrale a interrompu son cycle de baisse des taux en mars et a procédé à ce qui équivaut de fait à une hausse déguisée. Depuis lors, elle finance les banques à un taux d’intérêt plus élevé de 40 %, au lieu de son taux directeur de 37 %.
Son gouverneur, Fatih Karahan, a récemment déclaré aux investisseurs londoniens que l’institut d’émission n’envisageait pas de ramener le taux de financement à 37 % avant sa prochaine réunion de fixation des taux, rapporte Bloomberg. Néanmoins, certains banquiers et économistes s’attendent à ce que les décideurs politiques abaissent le taux de financement de 40 % lors de leur réunion de juillet, invoquant la baisse des prix du pétrole, même si la banque maintient une position prudente.
La plupart des économistes estiment que l’inflation terminera l’année juste en dessous de 30 %, une prévision plus pessimiste que celle de la Blanque centrale, qui est de 26 %.