Le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mostafa Abdelkebir, a annoncé, dimanche 14 juin 2026, l’enlèvement d’un groupe de ressortissants tunisiens dans les environs de la ville de Zaouïa, située dans l’ouest de la Libye.
Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, il a indiqué que ces citoyens tunisiens auraient été kidnappés par des groupes armés agissant en dehors du cadre des institutions officielles libyennes. Selon lui, cet enlèvement serait lié à la détention, dans des établissements pénitentiaires tunisiens, de plusieurs ressortissants libyens poursuivis pour leur implication présumée dans des affaires criminelles.
Mostafa Abdelkebir a vivement condamné cet acte, qu’il a qualifié de « lâche ». Tout en estimant qu’il constitue une atteinte grave à la sécurité des citoyens tunisiens présents sur le territoire libyen. Il a également tenu les autorités libyennes pour responsables de la protection des ressortissants tunisiens et de leur sécurité, appelant à leur libération immédiate.
« La sécurité de nos enfants est une ligne rouge », a-t-il déclaré. Exhortant ainsi les autorités concernées à agir sans délai pour garantir le retour sain et sauf des personnes enlevées.
Dans une seconde publication, le président de l’Observatoire a dénoncé le recours à la prise d’otages de citoyens tunisiens dans le but d’obtenir la libération de détenus libyens en Tunisie. Il a qualifié cette pratique d’« acte honteux » et renouvelé son appel à une libération immédiate des personnes retenues.
Par ailleurs, Mostafa Abdelkebir a invité les autorités tunisiennes à prendre « immédiatement les mesures nécessaires » afin de suivre ce dossier. Il a également appelé les responsables et les notables libyens à intervenir rapidement pour mettre fin à cette affaire et éviter toute escalade.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités tunisiennes ou libyennes concernant les circonstances exactes de cet enlèvement, ni le nombre précis de ressortissants tunisiens concernés.