Les « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA), qui examinent les performances économiques récentes du continent et ses perspectives à moyen terme a souligné que la flambée des prix mondiaux du pétrole et du gaz attise les pressions inflationnistes à travers l’Afrique. En fait, l’inflation devrait s’établir en moyenne à 10,4 % en 2026, avant de reculer à 8,9 % en 2027.
Ces chiffres ont été dévoilés mardi 26 mai à Brazzaville au Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement.
Bien que l’inflation moyenne en 2026 reste élevée, le taux prévu représente une baisse substantielle par rapport aux 13,7 % enregistrés en 2025 et s’explique par l’augmentation de la production agricole et les effets bénéfiques de la politique monétaire restrictive menée au cours des mois précédents.
Malgré cela, l’inflation en 2026 devrait rester inférieure à 5 % dans 26 pays, d’après la même source. Au 28 avril 2026, les monnaies de 27 pays s’étaient dépréciées face au dollar américain par rapport au niveau de référence du 27 février dernier.
Les banques centrales africaines ont abaissé leurs taux d’intérêt en 2025, ce qui signale une amélioration générale des perspectives d’inflation à moyen terme. Entre janvier 2025 et mars 2026, les taux directeurs ont été réduits en moyenne de 1,33 point de pourcentage.
Cela a donné lieu à des taux directeurs corrigés de l’inflation, s’établissant en moyenne à 2,8 % en termes réels, a fait ressortir le PEA 2026.